1. Boucle d’or et les trois Nourses


    Datte: 22/05/2026, Catégories: Humour #pastiche, #délire, #conte, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... elle se casse le cul dessus. (ne pas chercher à comprendre)
    
    Comme c’est l’heure du repas (il est midi au soleil, ce qu’indique le gnomon), une bonne bouillie bien gluante et onctueuse attend sagement qu’on la déguste dans trois bols. Hélas, elle est très chaude, voire bouillante, les bulles sont plic-ploc en explosant à la surface.
    
    Reposant sa cuillère sur la table, Source dit alors :
    
    — Groumpf, cette bouillie est bien trop chaude ! Si nous la mangeons tout de suite, elle va nous brûler la langue.
    
    Avec ses frères, Source parle beaucoup plus. En revanche, il s’économise avec toutes les autres personnes. Course, qui ne tient pas en place, propose :
    
    — Dans ce cas, je propose qu’on aille se balader un peu en attendant qu’elle refroidisse.
    
    Un sou étant un sou, Bourse enchaîne :
    
    — Bonne idée, allons de ce pas nous promener, et chemin faisant, on en profitera pour cueillir des baies pour le dessert.
    
    Tout le monde étant d’accord (il est rare que les frères divergent d’opinion, on pourrait même penser qu’ils sont télépathes), les trois Nourses prennent un panier tressé, puis ils s’enfoncent dans les bois avoisinants à partir de l’arrière de leur maison.
    
    Tandis qu’ils sont en train de cueillir méticuleusement des baies, peu après, une jeune fille plutôt gironde déboule sur le sentier et aperçoit la pimpante maison des trois Nourses. Cette jeune personne s’appelle Boucle d’Or, à cause de ses cheveux longs blonds tout bouclés, vous l’avez deviné, je ...
    ... suppose.
    
    Comme elle vient d’arriver dans la contrée, elle ne sait pas que c’est la maison des Nourses, des créatures dont elle a vaguement entendu parler. De plus, elle s’est trompée de chemin pour revenir au village.
    
    Guillerette, elle s’approche posément de la maison. Pour commencer, elle regarde par la fenêtre, puis par le trou de la serrure, puis finalement elle pousse la porte en criant :
    
    — Eh oh, y a quelqu’un ?
    
    Comme personne ne répond, ce qui est logique puisqu’ils sont tous les trois en train de cueillir des baies au-dehors, elle entre, tout en ayant le ventre creux qui commence à gargouiller sérieusement. Quand elle voit les trois bols remplis de bonne bouillie sur la table, elle a très envie d’y goûter, la bonne odeur aidant beaucoup.
    
    Elle goûte la bouillie du premier bol : outch, c’est trop chaud !
    
    Dépitée, elle laisse la cuillère dans le bol.
    
    Elle goûte la bouillie du deuxième bol : beuark, c’est trop froid !
    
    Dégoûtée, elle fait tomber la cuillère au sol.
    
    Elle goûte la bouillie du dernier bol : oui, c’est impec !
    
    Affamée, elle dévore toute la bouillie, léchant même le fond du bol.
    
    — Aaah, j’ai trop bien mangé ! Si je m’écoutais, je dormirais un tantinet !
    
    Tournant la tête vers la droite, elle constate par une porte restée ouverte qu’il y a trois lits dans la pièce voisine. Alors, le ventre bien rempli, elle s’y rend.
    
    Elle s’assied sur un premier lit : ouille, c’est dur !
    
    Le derrière (fort sensible) endolori, elle se lève.
    
    Elle ...
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