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Chapitre 12
Datte: 17/05/2026, Catégories: Sci-Fi & Fantastique, Auteur: lmaginatis, Source: Literotica
... une petite pièce pour y subir toutes sortes d'humiliations? Et encore, elle pouvait s'estimer heureuse, aujourd'hui on ne l'avait même pas touchée... Eldria approcha la main de son dos, près de l'endroit où Dan s'était épanché. Elle hésita quelques secondes, puis la glissa sous son pagne. Sa peau était encore légèrement gluante. Elle s'empressa de frotter l'endroit avec le tissu de son pagne pour s'essuyer. Puis elle passa l'index sous sa culotte, au niveau du sillon que formaient ses fesses. Le sous-vêtement collait à l'endroit exact ou le sperme avait coulé. Elle fit là aussi de son mieux pour se nettoyer. Malgré le fait qu'elle se soit lavée le matin-même, elle se sentait sale, et mal. En plus de cela, et maintenant que toutes ses autres préoccupations étaient passées et qu'elle n'avait plus à se soucier de rien d'autre que du temps qui passait, une autre sensation revint bientôt à la charge : la faim. Si elle avait pu se désaltérer dans la salle de bain quelques heures plus tôt, elle n'avait en revanche rien avalé de solide depuis près d'un jour et demi. Son estomac gargouillait, et elle aurait donné n'importe quoi pour un simple morceau de pain. Allait-on lui amener quelque chose à manger? Elle se rassura en se disant qu'ils ne pouvaient de toute façon pas la laisser mourir de faim, vu ce qui était attendu d'elle. Elle ne savait pas si elle avait envie d'entendre du mouvement dans le corridor. D'un côté, elle espérait que Dricielle allait bien, et qu'on la ...
... ramènerait ici. De l'autre, elle redoutait plus que tout que les hommes qui l'avaient pratiquement violée la veille reviennent la tirer de son trou pour demander leur reste... Mais absolument rien ne se passa. En penchant la tête au travers des barreaux, elle pouvait apercevoir un faible rayon lumineux sur le sol d'une des cellules à sa gauche. Ladite cellule devait disposer d'un soupirail donnant sur l'extérieur. Grâce à la petite trace de lumière au sol, elle jugea qu'il devait être midi. Cela ne faisait alors qu'une vingtaine de minutes qu'elle était de retour dans sa prison. De temps en temps, elle se levait et scrutait cette unique source de lumière. À mesure que la journée avançait, elle la voyait se déplacer, en fonction de la position du soleil. Puis cela devint bientôt sa seule distraction. Elle s'asseyait ou s'allongeait dans un coin, attendait le plus possible, puis, une fois qu'elle jugeait que suffisamment de temps avait passé, se levait pour constater comment la journée avait avancé. Et quand elle attendait, elle pensait à sa famille, à ses amis, à tous ceux qu'elle aimait. Parfois même, elle ne pensait à rien. Son regard se perdait alors dans le vide. À d'autres moments, elle tournait en rond, marchant parfois vite, parfois lentement, sans aucun but précis. Elle-même ne savait pas pourquoi elle marchait. Finalement, au bout de quelques heures, le carré de lumière sur le sol finit par s'estomper, et il fit bientôt encore plus noir. La nuit venait de tomber. ...