1. L'accident


    Datte: 11/05/2026, Catégories: #rencontre, ffh, caresses, Auteur: Bouldegom, Source: Revebebe

    ... jolies femmes, pas toutes jeunes, mais pour ce que j’en vois, bien faites, joyeuses et pas trop sophistiquées, l’une brune et l’autre châtain, avec des cheveux mi-longs, à vrai dire fort attirantes.
    
    J’ai bien la sensation qu’elles me draguent gentiment, mais je suis devenu un peu vieux garçon, et courtiser deux filles à la fois est très nettement au-dessus de mes compétences. Je propose de payer les consommations pour me faire un peu pardonner la rayure, et nous nous quittons.
    
    Encore deux semaines passent. Le mardi soir, Cécile me téléphone. Elle va au cinéma avec Nadine. Si ça me dit, elles passent me prendre à vingt heures à l’endroit du choc. Comme je n’ai rien de prévu et que le film m’intéresse, je dis oui, avec plaisir.
    
    Dès que je monte dans la clio, elles proposent qu’on se tutoie. Bien sûr, d’accord. Au cinéma, elles décident que je dois m’asseoir entre elles. Comment et surtout pourquoi refuser ?
    
    Le film me plaît beaucoup et je m’y laisse emporter. Un bras déborde parfois de l’accoudoir, à droite ou à gauche, comme si de rien n’était, et je fais… comme si de rien n’était !
    
    À la sortie, nous regagnons la voiture et nous rentrons en discutant du film. J’apprécie leur sensibilité. Quand elles me posent près de mon domicile, elles demandent gentiment chacune une bise. En ouvrant la porte, chez moi, je réalise que je ne sais ni leur nom, ni leur adresse, ni leur téléphone ! Quel piètre Don Juan !
    
    C’est au supermarché le samedi que je rencontre à nouveau ...
    ... Nadine, seule avec son caddie. Elle me fait un gros bisou, tout près de la bouche. Je lui dis :
    
    ─ Attends, je n’ai pas bien compris, redis-le-moi.
    
    Elle rit et me fait un joli rapide baiser sur la bouche, du bout des lèvres.
    
    Comme je me fais des crêpes tous les samedis soir, je l’invite à venir les partager avec Cécile. Ah, non, Cécile est partie voir ses parents pour le week-end. Elle prend une voix de petite fille et me dit :
    
    — Oh, mais je saurai m’en sortir toute seule !
    
    Je lui donne mon adresse et mon numéro de téléphone, elle fait de même, et nous nous quittons avec de simples bisous.
    
    Vers dix-neuf heures, elle arrive, en jupe longue bleu vert sombre et corsage en velours beige, élégante. Moi, je ne me suis pas sapé, jean noir, tee-shirt et pull-over. On s’embrasse pudiquement sur les joues, mais son bisou appuyé et son sourire espiègle me font penser qu’elle n’a peut-être « pas bien compris ».
    
    Je lui fais visiter mon jardin dans le crépuscule, et ma maison. Elle furète un peu partout pendant que je prépare les couverts et un petit apéro.
    
    ─ C’est bien une maison de célibataire, mais c’est très accueillant. J’aime bien ta maison.
    
    On boit, elle un petit porto, moi un macvin, et nous apprenons un peu à nous connaître en croquant des pistaches.
    
    Elle est pleine d’humour, répond sincèrement à mes questions, en pose beaucoup, mais sa curiosité reste discrète et respectueuse.
    
    On s’installe dans la cuisine avec une bouteille de cidre. J’ai préparé ...
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