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Les deux sinon rien
Datte: 05/05/2026, Catégories: #personnages, fh, ff, ffh, hplusag, jeunes, inconnu, nympho, grosseins, complexe, train, amour, jalousie, ffontaine, Oral Auteur: Eloi, Source: Revebebe
... lit. — Pizzas surgelées, ça vous va ? — Oui, oui… — J’y vais ! Et sa jolie frimousse, suivie de ses fesses plantureuses, disparaît dans le couloir. — Ça va, Manon ? — Oui, oui. — Mais, tu n’as pas joui… — Bah, de toutes les façons, je jouis très rarement, tu sais, même avec Laura. Que répondre à cela… je pose ma tête sur son ventre, caresse ses cuisses. Je devine ses mains qui se glissent dans mes cheveux et me caresse le dos. On profite du silence. Je regarde différemment ce corps torturé, cette maigreur extrême, ces piercings dans l’arcade. Comme un con, j’ai pensé « cette fille emmerde le monde » alors qu’en fait, cette fille déteste son corps… Je pose quelques bisous tendres sur son ventre, son nombril et le haut de son pubis. Je me retourne, elle me sourit, je protège ce sourire de mes lèvres, nos langues se bagarrent, je capture son visage entre mes mains et sens sous mes doigts ses larmes couler. — Viens, lui dis-je, retournons voir ce que fabrique Laura. Main dans la main, nous voyons dans la cuisine Laura accroupie nettoyer à l’éponge la bière renversée. Le four ronronne et un carton de pizzas surgelées dépasse de la poubelle. Un coup d’œil sur ma montre me rassure. — Je vous laisse un instant, les filles. Je saute dans mon pantalon, enfile ma chemise et descends à une supérette. Une bouteille de crémant, quelques olives, un vacherin surgelé, une bouteille de rosé. Je remonte rapidement mon butin. J’entends les deux nanas qui gazouillent ...
... dans la cuisine, je débarrasse le canapé, range un peu le bordel, découvre au passage qu’un couvercle de déo peut servir de cendrier. Les filles arrivent avec la pizza, j’en profite pour glisser le vacherin au freezer. L’apéro est joyeux, le crémant passable, la pizza dégueulasse, la conversation passionnante. Je mesure mon inculture crasse en histoire de l’art, elles m’écoutent poliment parler de sous-marins et d’optronique. Manon a enfilé un tanga, Laura est nue. On rigole, on est un peu pompettes. Je me lève. — Les filles, je pense que je vais vous laisser. Manon me fait un immense sourire de ses yeux noirs, elle mordille sa lèvre. Je sens qu’elle veut dire un truc. Ça ne sera pas pour aujourd’hui. Laura se lève, me raccompagne, me demande mon numéro. Je l’écris sur un morceau de carton de pizza. Lui glisse dans la main. — Ne trahis pas ta copine, Laura. Ça sera les deux ou rien. Manon : Je suis allongée sur le canap, je finis un verre de rosé, j’ai la tête qui tourne un peu. J’ai un peu froid dans mon tanga, je regarde ma peau sur laquelle un petit duvet se dresse, mes tétons pointent et me font un peu mal. J’entends Laura et Éloi qui parlent dans l’entrée. J’ai entendu distinctement Laura lui demander son numéro, j’ai mal au ventre, j’ai peur. J’entends la voix grave d’Éloi qui parle tout bas. J’ai encore envie de pleurer. Laura est revenue, elle me regarde en souriant. — Alors cette soirée, qu’est-ce que tu en as pensé, il est sympa ...