1. Entraînement


    Datte: 27/04/2026, Catégories: #sciencefiction, Auteur: Myhrisse, Source: Revebebe

    ... yeux… d’un bleu profond. Alhya fondit. L’homme se retourna pour partir devant et celui dans le canapé lui emboîta le pas. Tout pour qu’il se retourne ! Qu’elle puisse revoir ses merveilles. Peine perdue. Ils se firent descendre avant même qu’elle ait pu les revoir.
    
    Une nouvelle session reprit, aux règles différentes. Cette fois, ils étaient prisonniers et devaient s’échapper. Elle profita des rares moments où la caméra offrait un plan sur les yeux bleus de celui qui, si elle avait bien compris, portait le titre de chef d’escouade. Alhya admira les gestes souples et fluides des membres de l’escouade, leur coordination. Malgré cela, ils perdirent encore.
    
    — Je suis étonnée qu’ils perdent, souffla Alhya. Ils ne sont pas censés être l’élite ?
    — Ils jouent contre leurs collègues du district nord, indiqua la machine.
    — Ah ouais, d’accord, saisit Alhya avant de murmurer : je suis quand même étonnée qu’ils perdent.
    
    Lorsque le spécial retira ses lunettes, son équipe comptabilisait deux victoires contre sept échecs. Le district nord venait de leur mettre une sacrée raclée.
    
    Tandis que le maître des lieux allait prendre sa douche, Alhya ramassa les restes du repas, les mit à la poubelle puis nettoya la table basse avant de partir se brosser les dents puis de le rejoindre dans le lit. Tandis qu’il dormait le nez enfoui dans ses cheveux, Alhya réfléchit. Quand il rentrait, il faisait du sport pendant lequel il travaillait. Il mangeait tout en regardant les informations puis ...
    ... il jouait à un jeu vidéo destiné à lui permettre d’améliorer ses réactions au combat. Quand prenait-il une pause ?
    
    Elle s’éveilla un peu après dix heures, en pleine forme. La salle de bain fut son combat de la matinée. Elle se commanda un déjeuner – poisson et légumes – qu’elle dégusta avec grand plaisir. Le début d’après-midi fut réservé au réfrigérateur et au congélateur. Obtenir leur propreté nécessita des trésors de patience et d’acharnement mais au final, ils furent utilisables. Ne restait qu’à les remplir.
    
    Alhya passa des commandes qu’elle rangea, l’obligeant à ouvrir les placards afin de donner une place à chaque chose. Elle découvrit, stupéfaite, que le placard le plus proche de l’entrée n’était pas vide. Il contenait quatre boîtes à biscuits en fer. Curieuse de mieux connaître les goûts de son hôte, elle se saisit de la première et l’ouvrit.
    
    — Oh la vache ! s’exclama-t-elle.
    
    Difficile, pour quelqu’un d’en bas, de ne pas reconnaître les petits sachets, certains contenant des gélules, d’autres des comprimés et les derniers, de la poudre. L’argent liquide avait disparu depuis longtemps alors quand on n’avait pas la chance d’avoir de quoi renflouer son compte en banque pour payer en carte, on pratiquait le troc, comme Alhya au supermarché. Une monnaie en valant bien une autre, la drogue n’avait pas mis longtemps à devenir la devise d’échange la plus répandue. Les gélules pouvaient être comparées aux centimes. Les comprimés aux unités. La poudre, quant à elle, ...
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