1. Trajectoire d'un boulet


    Datte: 20/04/2026, Catégories: fh, copains, neuneu, massage, Auteur: Jaehaerys, Source: Revebebe

    ... une pointe d’inquiétude.
    
    Puis la voilà qui redresse la tête et m’adresse un sourire. Et quel sourire… Je la regarde avec admiration et gourmandise se relever, s’étirer et gagner la salle de bain. Et revenir un instant après, toujours nue, à la recherche de sous-vêtements. Je ne me gêne pas pour la suivre du regard avec un léger sourire jusqu’à ce qu’elle dissimule sa poitrine avec un grognement agacé.
    
    — Me regarde pas ! commande-t-elle en me tournant le dos… avant de se pencher de manière à ne rien me cacher de son intimité.
    
    Au petit déjeuner, elle comme moi faisons presque comme si de rien n’était ; seuls nous trahissent deux ou trois échanges de sourires éloquents. Nous nous séparons sur une paire de bise en nous souhaitant une bonne journée, une journée de bureau que je vais survoler complètement dans la lune avec un sourire un peu stupide…
    
    Chiara m’a rapidement proposé un nouveau rendez-vous, mais en posant des règles : d’après son prétendu arrangement avec son mec, elle pouvait coucher avec un autre mais pas plus d’une fois et pas avec un ami. Pressentant l’entourloupe, j’ai accepté sans discuter. Et n’ai pu que rire intérieurement tandis que, moins d’une heure après ...
    ... m’avoir fermement annoncé qu’on ne coucherait plus ensemble, cette polissonne jouait les Andromaque sur ma personne. Elle m’expliqua plus tard, alors que je ne lui avais rien demandé, que tout dépendait de la définition qu’on donnait au mot « ami », et puis que son mec avait sûrement triché alors pourquoi pas elle ?
    
    Ma relation avec Chiara a ainsi duré quelques semaines, jusqu’à ce qu’elle y mette brutalement fin sur un prétexte qui, à l'époque, m'avait semblé absurde : j'étais, d'après elle, en train de tomber amoureux.
    
    S’ensuivit un total silence radio. Ce n’est que quelques semaines après, en découvrant sur Facebook que son copain l’avait finalement rejointe à Paris, que j’ai compris le fin mot de l’histoire. En effet, je dois reconnaître que, grisé par mon succès, je me comportais de moins en moins en ami-amant qui saurait s'effacer le jour où son copain la rejoindrait. Il lui fallait protéger son couple, quitte à briser notre "amitié".
    
    Toujours est-il que, blessé dans mon hubris, je n’ai jamais cherché à reprendre contact. Elle non plus.
    
    Restent, des années après, les souvenirs d’instants magiques et la plénitude d’avoir accompli l’exploit dont je rêvais à vingt ans… 
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