-
La soumission de Lira
Datte: 19/04/2026, Catégories: Non Consentement / À contre-cœur Auteur: Cesarion, Source: Literotica
... laisser ces livres dans la cellule? — C'est l'évidence, ne fuit pas devant le réel, analyse par toi-même mes mobiles. — Vous vouliez éviter de me former, que je m'éduque moi-même. — Voilà, ma paresse naturelle et puis, encore une manière d'imposer mon pouvoir. Je te force à participer à ton mal. Tu écriras ton règlement, tu souffriras par ta plume. Indifférent à la terreur de Lira, il rumina un instant. — Pasolini avec ses 120 journées a tenté l'assimilation entre fascisme et sadisme. J'ai longtemps refusé d'y croire, mais je me dis que finalement, il avait peut-être raison. — Je ne comprends pas, maître, fut-elle contrainte d'avouer. En cet instant, elle éprouvait le sentiment de manier un de ces antiques explosifs fragiles, prêts à exploser au moindre choc. Un faux mouvement et il lui retirerait la fragile protection de la robe, avant de s'assouvir brutalement sur elle et de la renvoyer dans sa cellule. Pourtant, il n'explosa pas. — Le fascisme, est de forcer à dire. Le sadisme, de faire le mal, mais en exigeant bien souvent de la victime une participation à cet acte. Une instrumentalisation de ceux désignés pour souffrir ce qui permet de les rabaisser encore plus. « Tu vas faire de même, à partir de ces livres, tu écriras toi-même ton règlement, celui par lequel tu souffriras et sera rabaissée. Tu ignoreras toujours, si tu aurais pu rendre ton calvaire moins dur, moins pénible, mais, comme si tu te trompes dans l'autre sens, tu seras ...
... lourdement punie, tu éviteras de prendre le risque. Elle trembla, ces livres tant méprisés, étaient une documentation, un chemin vers son propre affaiblissement. Dans ces textes indécents, elle lirait son abaissement à proposer pour forger elle-même ses chaines. Après avoir englouti une grosse bouchée du délicieux fois gras, elle osa protester contre cette injustice. — Comment pouvez-vous être aussi cruel? — Le crois-tu? « Toi et moi avons deux voies. Soit tu deviens-toi même mon esclave, attentive, amoureuse, offerte à toutes mes envies, même les plus cruelles, soit je te contrains par la violence. « Alors, inutile de te demander d'écrire ton règlement. Il me suffit de faire de ton existence un calvaire de chaque instant. De multiplier tes souffrances au-delà du raisonnable, pour que celles que tu subiras pour me satisfaire te semblent des instants de grâce dont tu imploreras le retour. Il laissa passer un instant, dégusta à son tour un morceau de foie gras, en homme raffiné, attentif, au goût à la texture. — Par exemple, tu as pris le temps de manger une grosse bouchée avant de m'interroger. Pour garder dans ton ventre la nourriture dont je t'ai privée dans la prison. Ai-je tort? Incapable de supporter son regard dominateur, elle baissa la tête, avant de reconnaître d'une toute petite voix. Comme une gamine prise en faute. — Non, vous avez raison, maître. — Je sais, c'est humain. Si j'avais voulu te renvoyer dans ta cellule, je t'aurais frappé avant, ...