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Chapitre 30
Datte: 16/04/2026, Catégories: Sci-Fi & Fantastique, Auteur: lmaginatis, Source: Literotica
... psychologiquement qu'elle n'aurait plus la force de se battre. Elle fermerait simplement les yeux et se laisserait faire. C'était de toute façon inévitable. Peut-être arriverait-elle à tomber dans une sorte de léthargie quand la chose aurait lieu... Un petit panneau à côté de la porte indiquait "Réserve". Derrière celle-ci, un autre couloir sombre donnait sur plusieurs autres portes sur lesquelles étaient gravés "Linge", "Torches et huile", "Munitions"... Au milieu du couloir se tenait un homme casqué en armure complète. Eldria reconnut l'accoutrement militaire comme étant celui des soldats ayant participé au viol et à la torture publique de la prisonnière qui avait tenté de s'échapper deux mois auparavant, et dont elles n'avaient plus eu de nouvelles depuis. A une époque cela l'aurait faite paniquer mais aujourd'hui elle n'en avait cure. Elle voulait que tout cela s'arrête. Elle regarda tout autour : il ne semblait pas y avoir d'autre issue que celle par laquelle son accompagnateur venait de la pousser. L'homme les regarda approcher, ses pupilles s'attardant longuement sur Eldria au travers des fines ouvertures de son heaume. -- Tu es sûr de ce que tu fais? demanda le garde derrière elle à son comparse, qui semblait de toute évidence les attendre. Tu sais bien qu'on n'a pas le droit de toucher aux filles... L'homme casqué fit oui de la tête. -- Si je me fais gauler alors que je t'ai aidé, ça risque de me coûter très cher. Alors après ça on dit qu'on ...
... est quitte, d'accord? Nouvel hochement de tête de l'homme casqué. -- Ok, je vous attends dans le couloir. Il tourna les talons. -- Et fais vite, sans laisser de trace hein? ajouta-t-il en refermant la porte derrière lui, laissant Eldria seule, hagarde, avec l'homme en armure. Fatiguée, plus faible que jamais, elle était restée plantée là, telle une plante pratiquement fanée au milieu de ce couloir sans fenêtre maigrement éclairé par une torche en fin de vie. L'homme casqué n'avait toujours pas prononcé le moindre mot. Sans ménagement, il lui agrippa l'avant-bras et la conduisit dans une des réserves attenantes, verrouillant la porte derrière eux. Elle se laissa faire. C'était une petite pièce, à peine plus grande que sa cellule, très faiblement éclairée par un unique vasistas crasseux près du plafond à l'opposé de l'entrée. Contre le mur du fond trônait un vieil établi poussiéreux à côté de deux imposants tonneaux en bois. Des étagères, sur lesquelles étaient déposés plusieurs centaines de torches inutilisées, avaient été aménagées sur les murs tout autour. Une forte odeur d'huile embaumait l'endroit. Le soldat la prit de nouveau par le bras. Sa forte poigne au travers de ses gants métalliques lui fit mal, mais elle ne protesta pas. Cette fois-ci il la força à s'assoir sur l'établi. Ses pieds ne touchaient plus le sol. Elle vécut la scène comme dans une sorte de rêve. C'était comme si tout était distant et lent. Elle n'avait même pas l'impression d'être ...