1. À la croisée du désir


    Datte: 10/04/2026, Catégories: ffh, hotel, amour, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... Oublie tes préjugés et tes craintes ! », s’encouragea-t-elle. « Cela fait trop longtemps que tu t’interdis de te laisser aller, de vivre tes envies. Il est maintenant temps de laisser la place à la nouvelle Maryse ! Tu ne demandes que ça ! »
    
    — Allons-y, s’entendit-elle répondre avec plus de conviction qu’elle en avait.
    
    Le visage d’Aurélie, qu’elle avait dans son champ de vision, s’illumina. Il en devint encore plus lumineux. Jamais elle n’avait été aussi troublée pourtant elle n’avait pas été encore embrassée, ni caressée !
    
    Elle frissonna en sentant les mains, l’une douce et délicate, l’autre ferme et solide, lui attraper les siennes et la tirer pour l’extirper du fauteuil au fond duquel elle se réfugiait. Elle traversa le hall somptueux comme dans un rêve, les jambes flageolantes, guidée par la tendre pression d’Aurélie et celle rassurante de Fred, accroché à son bras.
    
    Ils s’arrêtèrent devant un ascenseur dont les portes en laiton poli renvoyaient des reflets dorés. Aurélie appuya sur le bouton, et le bruit de l’appel, pourtant discret, la fit tressaillir. Jamais elle ne s’était sentie aussi fébrile. Les portes s’ouvrirent, dévoilant la cabine lambrissée. L’ambiance calme qui s’y dégageait contrastait avec la tension qu’elle ressentait. Elle entra en silence, le cœur battant. Son regard se posa sur le miroir du fond. Son reflet paraissait lointain, presque irréel. Elle se voyait là, entre Aurélie et Fred, comme si ce n’était plus tout à fait elle, comme si elle ...
    ... était extérieure à la scène.
    
    La réalité la rattrapa de plein fouet lorsque les portes se refermèrent derrière elle et que l’ascenseur commença sa douce ascension : elle ne pouvait plus se rétracter. La cabine lui sembla brusquement minuscule. L’air, soudainement trop rare, n’arrivait plus à ses poumons. Dans cet espace confiné, ses doutes revinrent avec une force inattendue. L’appréhension l’assaillit de nouveau.
    
    Son trouble ne passa pas inaperçu. Aurélie, toujours aussi prévenante, se rapprocha un peu plus. Elle posa la main sur son avant-bras, la faisant lentement glisser sur sa peau, en de légers va-et-vient. Fred, quant à lui, pressa sa paume contre le bas de son dos, un geste tendre, mais affirmé et protecteur, pour la rassurer.
    
    — Tout va bien, souffla Aurélie d’une voix douce, presque caressante. Tu es ici avec nous… Rien que tu ne veuilles n’arrivera !
    
    Elle hocha la tête, mais son esprit était en ébullition. Elle se demandait ce qu’elle faisait là. Comment avait-elle pu se laisser entraîner dans cette aventure insensée ? Aurélie et Fred paraissaient si sûrs d’eux, si à l’aise. Pour eux, c’était évident, naturel. Pour elle, tout semblait compliqué, contre nature. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à sa vie d’avant, à son mari, à sa routine… Sa décision d’être là lui paraissait plus lourde de conséquences que jamais. La tentation de reculer la fit suffoquer.
    
    L’ascenseur s’arrêta, les portes s’ouvrirent sur un couloir feutré, bordé de lumière tamisée. Fred ...
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