1. Histoire des libertines (118) : Isabelle II d’Espagne.


    Datte: 08/04/2026, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... mettent en doute la paternité réelle.
    
    François souffrait d'hypospadias. L'hypospadias est une malformation congénitale et une variation du développement sexuel, qui se manifeste par l'ouverture de l'urètre dans la face inférieure du pénis au lieu de son extrémité
    
    Après le putsch de 1868, les carlistes useront de ce prétexte pour prétendre que François était homosexuel.
    
    Le roi consort, lors des cérémonies officielles de présentation de l'enfant nouveau-né à la cour, prit pour habitude de dire avant de se retirer : « Vous féliciterez Sa Majesté mon épouse d'être tombée enceinte et d'avoir heureusement accouché. »
    
    NYMPHOMANE ?
    
    La plupart des enfants d'Isabelle ne seraient pas légitimes. Le roi consort aurait donné à ses chiens les noms des amants de son épouse. Selon les rumeurs, les préférences de la reine se seraient portées vers le monde de la musique (compositeurs, chanteurs lyriques) ainsi que, étant donné l'époque trouble et le milieu dans lequel elle évoluait, des militaires, des officiers et des diplomates.
    
    Cette vie privée agitée fut une des causes de son impopularité et, au final, de son renversement. L’un des motifs du coup d’état de 1868 fut le fait qu’Isabelle voulait imposer comme ministre de la marine, puis intendant du palais, son favori du moment, Carlos Marfori, (1821-1892), fils d’un cuisinier italien. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.
    
    Isabelle II n’était pas nymphomane, comme le prétendaient ses adversaires carlistes, ...
    ... mais elle eut en effet un certain nombre d’amants.
    
    Il ne manqua pas de prétendants pour consoler la reine de son mariage désastreux.
    
    Le premier fut, de 1846 à 1848, le général Francisco Serrano (1810-1885). Pour avoir manqué de respect au roi consort, le général est éloigné, nommé capitaine général de Grenade. L’ironie de l’histoire voulut qu’il devienne, en 1868, un acteur essentiel du golpe qui renversa la reine Isabelle !
    
    Après la liaison tapageuse avec le beau général, Isabelle et François se mettent d’accord sur un modus vivendi : Isabelle peut continuer à collectionner les amants, sous réserve d’une certaine discrétion.
    
    Isabelle se consola d’abord dans les bras d’un certain Valldemosa, un maître de musique. A la nuit tombée, la reine d’Espagne s’éclipsait du palais pour aller danser, incognito, jusqu’à l’aube, dans une « verbena », une fête de quartier.
    
    En octobre 1848, Isabelle jeta son dévolu sur le marquis de Bedmar. François joua à nouveau les maris offensés, menaçant de « faire pendre au balcon de la reine tous ceux qui auront été ses amants ». Comme le dit Philippe Delorme : « le balcon aurait sans doute été trop petit ! »
    
    On peut citer également, parmi les amants connus de la reine, José Maria Ruiz de Arana (1826-1891, qui fut probablement le père de l’infante Isabelle. Leur liaison dura de 1850 à 1856. Quant au futur roi Alphonse XII, né en 1857, son père serait un autre officier, le capitaine Enrique Puig Molto.
    
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    Le scandale de la vie ...