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Libérée Délivrée Ch. 01
Datte: 02/04/2026, Catégories: Epouses Aimantes, Auteur: Permissionnaire, Source: Literotica
... d'elle. Flore avait visiblement réussi à faire sortir sa voisine de ses gonds. Florence semblait furieuse mais sous les traits de la colère, son visage envoyait d'imperceptibles signaux qui indiquaient une grande indécision. Florence se sentait en situation de faiblesse et pour le cacher, elle s'emportait. Flore décida de renforcer un peu plus son ascendant — Je disais ça pour toi... en amie... Mais tu as raison, ta vie t'appartient. Elle ne regarde que toi. Arrêtons-là notre discussion, lança-t-elle d'un ton délibérément détaché comme si elle se désintéressait du sujet. Sa réponse eut l'effet escompté. Florence devint livide, ouvrit la bouche et la referma sans rien dire, comme si elle ne savait pas quoi rétorquer. Avant qu'elle retrouva un semblant de lucidité, Flore reprit l'initiative. — Je ne voulais pas t'embêter, mentit-elle, d'une voix douce et rassurante. Je pensais que toutes les deux, nous avions suffisamment sympathisé pour pouvoir tout nous dire. Aussitôt, Flore attrapa les mains de Florence et les garda fermement entre les siennes. Un geste destiné à apaiser Florence et à lui montrer, s'il le fallait, que c'était elle qui tenait les rênes. Florence ne sachant plus quel comportement tenir, ne put pas retenir un petit cri hystérique. — De quoi as-tu peur? demanda Flore. Florence blêmissait et baissa vivement la tête. Tout dans son comportement indiquait une désorientation complète, en proie à l'affolement. Flore laissa le silence ...
... s'installer. Les secondes s'égrenèrent, plus longues les unes que les autres. Florence était incapable de parler, encore moins de réagir. Flore décida donc de porter l'estacade finale. Elle se pencha à son oreille, lui murmura, sur le ton de la confidence : — Tu n'as pas à avoir honte d'être celle que tu es vraiment et que tu t'efforces à étouffer, à contenir pour ne pas la laisser prendre le dessus... La brusque contraction qui raidit le corps de Florence signala clairement à Flore qu'elle avait fait mouche. Florence, la vraie, celle qui désirait enfin émerger malgré tous les efforts faits pour l'en empêcher, était à portée de main. — Ferme les yeux et réponds-moi en toute sincérité, ordonna-t-elle d'un timbre conciliant mais qui ne souffrait d'aucune désobéissance. A quoi aspires-tu vraiment? tout au fond de toi ! — Je ne comprends pas, Flore ! balbutia-t-elle d'une voix si chevrotante qu'on croirait qu'elle était prête à éclater en sanglots. Continuant à exercer sa pression psychologique sur sa voisine, sur le point de craquer nerveusement, Flore approcha ses lèvres de l'oreille de cette dernière et lui chuchota : — Tu aimerais t'en remettre à quelqu'un. Quelqu'un qui te comprend vraiment, qui s'occupera de toi sans te juger, te guidera et en qui tu auras toute confiance. Ces propos firent vaciller Florence qui se tassa sur elle-même, en se décomposant. Le visage livide, elle retira brusquement ses mains de celle de Flore puis elle recula d'un pas. Elle regarda ...