1. Chapitre 08


    Datte: 23/03/2026, Catégories: Sci-Fi & Fantastique, Auteur: lmaginatis, Source: Literotica

    Les mains toujours attachées dans le dos, on leur fit traverser de nombreux dédales de couloir. Cet endroit était un vrai labyrinthe, se dit Eldria. Elle repensait aux paroles de Madame Martone. Quelle vieille femme maléfique! Toutefois, sa dernière intervention avait instigué chez elle une lueur d'espoir. Elle se demanda ce que Salini, Dricielle et Karina en pensaient.
    
    Devant elle, juste derrière Madame Martone, marchait Dricielle. Sa démarche n'était pas assurée, et Eldria constata que sa compagne de cellule tremblait. À la suite directe d'Eldria, on entendait le bruit régulier des pieds nus de Karina sur le sol de pierre. Enfin, Salini fermait la marche, suivie de près par le garde en armure.
    
    Une échappatoire possible... Eldria se répétait inlassablement ces mots. Peut-être y avait-il une chance pour qu'elle sorte d'ici sans être abusée outre mesure. Pourtant, cela signifiait qu'elle entrait par la même occasion en compétition avec ses camarades, et cette perspective n'était pas non plus pour lui plaire. Elle croyait fermement au fond d'elle que toutes devaient avoir la chance de s'en aller. En revanche, elle avait aussi conscience que cette information n'avait pas été dévoilée par hasard. Elle n'était pas bête au point de ne pas avoir compris que Madame Martone les poussait ainsi à se comporter plus docilement. La technique de l'âne et de la carotte, elle la connaissait bien en tant que jeune fermière... Mais avait-elle le choix?
    
    Elle fut sortie de ses ...
    ... rêveries quand le petit groupe, derrière une énième porte gardée, sortit finalement dans une grande cour à l'air libre. Eldria accueillit avec joie le doux soleil d'automne venu lui réchauffer la peau. Cela faisait seulement une journée qu'elle ne l'avait pas vu, mais elle ne se souvenait pas d'un seul moment de sa vie aussi long sans avoir senti le grand air extérieur.
    
    La cour était suffisamment grande pour accueillir sans encombre une centaine de personnes. De chaque côté se dressaient de majestueux arbres. Entourant une allée centrale remplie de graviers, coupée en son centre par une fine bande d'herbe large d'un mètre environ. Sur cette bande, une quarantaine de femmes, elles aussi vêtues de robes de différentes couleurs, étaient parfaitement alignées, chacune attachée dans le dos à de longs piquets en bois plantés dans la terre.
    
    C'est ainsi qu'Eldria découvrit pour la premières fois les malheureuses qui, comme elle et ses trois amies, avaient certainement été enlevées de chez elles et amenées ici de force. Il y en avait pour tous les goûts : des blanches, des noires, des rousses, des blondes, des brunes, des petites, des grandes, des minces, d'autres un peu plus en chair, beaucoup de jeunes et certaines plus âgées. Eldria évalua qu'aucune ne devait dépasser la quarantaine cependant. Certains visages étaient apeurés, d'autres résignés, d'autres encore impassibles. Aucune ne parlait, certainement à cause de la quinzaine de gardes postés tout autour de la cour, prêts à ...
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