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Chasse au trésor
Datte: 22/03/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... Mon capitaine, mais, sauf votre respect, on l’aime bien notre p’tite Betty. À vrai dire, on l’adore ! C’est un véritable rayon de soleil, vous savez, Mon capitaine ! Et de plus, cela saperait le moral de nos hommes à l’approche d’une expédition plus que dangereuse… — Ce ne serait pas juste vis-à-vis de l’équipage ! objecta Hélène. — Bien sûr, mais je vous assure qu’on l’aime tous. Vous savez, on va plutôt en rire et ça va faire du bien pour nos cœurs. Il laissa sa capitaine réfléchir avant de demander sa clémence : — S’il vous plaît, Mon capitaine, soyez pas trop dure avec cette enfant ! — D’accord, Monsieur Pique-Viande, mais que cela ne se reproduise plus. Elle est sous votre responsabilité à présent ! Avant que la nuit ne tombe complètement, alors que tout était silence, un bruit léger, un éclat d’air et de métal se fit entendre. Un bruit qui se rapprochait, une sorte de flop flop ! Comme des ailes d’un oiseau. Puis, plus rien, de nouveau le silence. Tous se regardaient cherchant dans le regard de l’autre un début de réponse. Tous se taisaient. Soudain perçant les oreilles : — Ccrocc crrocc ! Capitaine Fleuuurrrrrr de Tonnerre ? Crocc ! Le perroquet du capitaine SilverJones était là, sur le mat. Hélène l’accueillit froidement : — Qu’est-ce que tu fiches ici, Zazou ? — Cccrooocc crroc, mon maiiitttrre m’a demandé de veeennnnirr crrocc. — Oui, il me surveille. Tu peux retourner chez toi et lui dire à ton maître que je m’occupe de Ded ! — ...
... Cccrroooc, Zazou fatigué, crroocc… — OK, tu peux rester cette nuit, mais demain, tu retournes chez toi ! accepta-t-elle. Le reste de la soirée et la nuit se passèrent sans aucun incident. Toutefois, les matelots craignirent cette nuit sans bruit, même la mer sembla ne plus bouger d’une onde et le mysticisme s’invita sur le pont. Pourquoi n’y avait-il aucun oiseau dans le ciel ? N’y avait-il finalement aucune terre au-delà de ces nuages flottants ? Au beau milieu de la nuit, tous entendirent des voix qui ne semblaient pas humaines chanter dans une langue que personne n’avait jamais ouïe. Mary se leva de sa couche pour rejoindre les hommes de quart : — Oui, je les entends tout comme vous. — Diable, on croirait des sirènes ! — Eh bien, ces chants me fichent la chair de poule, ce qui n’est pas le cas des chants mélodieux des sirènes. Non, c’est autre chose. Gardez bien les yeux ouverts, les gars ! Au petit matin, avec le jour naissant, Mary put constater que l’Albatros était à présent à environ un demi-mile marin du mur. Elle était pourtant certaine qu’il n’y avait eu aucun souffle d’Éole et qu’il n’y avait aucun courant pouvant expliquer comment le bâtiment avait pu s’approcher à ce point. Elle regarda la mer et, comme la veille, rien ne bougeait, comme si l’eau était morte. Cependant, inexorablement, L’Albatros s’approchait. — Il y a pétole, les voiles pendouillent et pourtant nous avançons, dit-elle à sa capitaine qui venait de pointer le bout de son nez sur ...