1. Pane d'ascenseur


    Datte: 20/03/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... Sa respiration, plus proche maintenant.
    
    "C'est étrange", murmura-t-elle. "On ne se voit pas, mais j'ai l'impression de mieux vous connaître qu'après des heures de conversation normale."
    
    "L'obscurité libère", dit Thomas. "Plus de jugement sur les apparences."
    
    "Exactement."
    
    Sa main effleura la sienne sur la rampe. Un contact bref, peut-être accidentel. Thomas sentit son pouls s'accélérer.
    
    "Vous n'êtes pas marié ?" demanda-t-elle doucement.
    
    "Non. Pas de copine non plus." Il hésita. "Et vous ?"
    
    "Célibataire."
    
    Le silence qui suivit était chargé d'électricité. Thomas osait à peine respirer.
    
    "Thomas ?"
    
    "Oui ?"
    
    "Si on s'était rencontrés dans d'autres circonstances... vous m'auriez abordée ?"
    
    La question le prit au dépourvu. "Je... pourquoi cette question ?"
    
    "Curiosité."
    
    Il réfléchit, troublé par cette intimité grandissante. "Probablement pas. Je ne suis pas très... comment dire... entreprenant."
    
    "Dommage."
    
    Sa voix était plus proche encore. Thomas devinait sa silhouette dans l'obscurité, mais sans distinguer ses traits.
    
    "Pourquoi dommage ?"
    
    "Parce que vous me plaisez."
    
    Les mots tombèrent comme une pierre dans l'eau calme. Thomas sentit son cœur battre si fort qu'il était sûr qu'elle l'entendait.
    
    "Je ne vous vois même pas", balbutia-t-il.
    
    "Justement. Vous me plaisez pour ce que vous dites, comment vous le dites. Pour votre humour, votre intelligence. C'est rare."
    
    Thomas n'arrivait plus à aligner deux mots. Cette femme ...
    ... invisible, cette voix qui l'enveloppait dans le noir, venait de faire s'effondrer toutes ses barrières.
    
    "Éléa..."
    
    "Oui ?"
    
    "Vous êtes très directe."
    
    "L'obscurité, comme vous disiez. Elle libère."
    
    Il sentit sa main se poser sur son avant-bras. Un contact léger, presque hésitant, mais délibéré cette fois.
    
    "Thomas ?"
    
    "Mmh ?"
    
    "J'ai envie que vous me touchiez."
    
    Sa respiration se coupa. "Éléa..."
    
    "Juste votre main. Sur mon visage."
    
    Thomas leva sa main libre, tremblante. Il effleura d'abord ses cheveux – longs, soyeux. Puis sa joue. Sa peau était douce, tiède. Elle ferma les yeux, il le devina à la façon dont elle soupirait.
    
    "Vous êtes belle", murmura-t-il sans réfléchir.
    
    "Vous ne pouvez pas le savoir."
    
    "Si. Je le sens."
    
    Sa main glissa vers sa nuque. Éléa ne reculait pas. Au contraire, elle se rapprochait encore. Thomas percevait maintenant la chaleur de son corps, sentait son souffle contre son cou.
    
    "On ne devrait peut-être pas...", chuchota-t-il sans conviction.
    
    "Pourquoi ?"
    
    "Parce que demain, à la lumière du jour..."
    
    "Demain on verra. Là, maintenant, c'est juste nous deux."
    
    Elle posa sa main sur sa poitrine, juste au-dessus de son cœur. Thomas frissonna.
    
    "Vous tremblez", dit-elle.
    
    "Un peu."
    
    "Moi aussi."
    
    L'aveu le surprit. Cette femme si assurée, si directe, tremblait elle aussi.
    
    Elle posa sa main sur sa poitrine, juste au-dessus de son cœur. Thomas frissonna.
    
    "Vous tremblez", dit-elle.
    
    "Un peu."
    
    "Moi ...
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