1. EVJF


    Datte: 17/03/2026, Catégories: Sexe Lesbien, Auteur: meo75, Source: Literotica

    ... encore des larmes tant j'ai pleuré ton choix? Ton abandon? Tous les soirs, toutes les nuits. Je ne t'en veux pas, mais tu m'as détruite. J'ai espéré ces mots pendant des jours, des semaines, des mois, mais ce soir, ils sont de trop. J'ai refermé la plaie, j'ai décidé de vivre et Alma que tu as vue, est ma compagne, je l'aime, je veux vivre toute ma vie avec elle. Je ne veux pas te mentir, ni te tromper, mais te voir est une souffrance pour moi. J'aurais préféré que tu ne viennes pas.
    
    J'ai le ventre qui est atrocement noué, je retiens des spasmes pour vomir, je souffre comme je ne pensais pas qu'il soit possible de souffrir. C'est insupportable la souffrance que j'ai infligé par légèreté à la femme qui compte le plus dans ma vie, et je ne peux plus rien faire pour réparer cela. C'est injuste et injustifiable. Je sais qu'il n'y a qu'une chose à faire à cet instant, je me lève, avant de fermer la porte, je jette un dernier regard à Louanne, au gâchis que j'ai créé toute seule, alors que le bonheur parfait m'attendait. Et à la regarder, je mesure combien je l'ai dans la ...
    ... peau.
    
    Je me sens complètement zombie dans les rues désertes de Paris. Je ne sais où aller, certainement pas chez moi, je n'ai plus de chez moi. Je pense à Jeanne et Clémence, mais leur amour me fera encore plus de mal. J'erre dans le marais, je regarde l'adresse sur mon IPhone, je pousse la porte d'un bar anonyme, réservé aux femmes seulement. Pas nécessaire d'être lesbienne, mais cela me soulage, je sais que je ne supporte pas les hommes, que je ne me supporte pas non plus. Le bar est presque vide, c'est bientôt l'heure de la fermeture. Je commande une rangée de shot, je me détends enfin, le rhum adoucit ma souffrance. Je regarde l'assistance, surtout des couples ou des groupes de filles, tout semble léger et simple, quand j'ai l'impression que la gravité terrestre a été multipliée à la suite d'une expérience ratée d'un scientifique. Dans un groupe, une grande brune se détache et vient s'attabler près de moi. Elle ne dit pas un mot, reste juste là, puis me prend la main doucement. J'explose en pleurs, elle me prend dans ses bras. Jamais je ne pourrais m'arrêter de pleurer. 
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