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Crise de la quarantaine (02)
Datte: 15/03/2026, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Sylvainerotic, Source: Hds
Suite des aventures de Guillaume. N’hésitez pas à me contacter si vous avez aimé ou si vous avez des questions, ou si vous souhaitez des photos des personnages ; je réponds toujours == En suivant Nathalie vers le bureau de Christophe, je m’inquiète un peu - J’ai fait une bêtise ou quelque chose comme ça ? - Non, non Mais sa tête m’inquiète énormément Christophe et Nathalie s’installent face à moi - Voilà Guillaume. Tout d’abord on voulait te dire à quel point on est satisfait de toi jusqu’à présent. Je sais que ça ne fait que trois semaines que tu nous as rejoints, mais on apprécie vraiment la qualité de ton travail. Mais malheureusement, nos derniers résultats financiers ne sont pas bons. Et la direction nous a demandé de geler les embauches et de ne pas renouveler les périodes d’essai Ma gorge et mon estomac se serrent. - On est vraiment désolé car on t’apprécie énormément, mais malheureusement tu vas devoir nous quitter Je suis complètement pris de court. Je ne m’y attendais pas du tout. J’imagine que je vais avoir un peu de temps pour m’organiser - Oh, et quand sera mon dernier jour alors ? Christophe se racle la gorge. Nathalie baisse les yeux - C’est aujourd’hui… On va annoncer ça à l’équipe. Si tu peux juste transférer rapidement ce sur quoi tu bosses aujourd’hui, et dès que tu as fini tu peux abréger ta journée si tu veux Je suis sous le choc. Livide. Nathalie me suit piteusement. Et me lâche : « je suis vraiment ...
... désolé, Guillaume ». Je lui réponds que ce n’est pas sa faute. Ce qui est vrai. De retour à mon bureau, j’accuse le coup. Licencié. Viré. Ça fait 15 ans que je suis sur le marché du travail. J’ai eu une progression régulière, des promotions, des augmentations, des bonus. Tout s’est bien passé jusqu’à présent. Jusqu’à aujourd’hui. Sans aucun signe avant-coureur. Sans avoir fait la moindre erreur. Le choc. Toujours secoué, j’appelle Mario. Il met du temps à décrocher et répond d’une voix basse : « tout va bien, je suis en réunion là … ». Je lui dis que c’est urgent, oui, et je lui annonce mon licenciement. Il se montre compatissant et rassurant. Ça arrive. Je n’ai rien à me reprocher. Son salaire nous suffira pendant un moment. Et puis je suis jeune et talentueux. Je retrouverai surement quelque chose. C’est dans ses moments que je sais pourquoi je l’aime. Je me sens un peu mieux, mais toujours pas terrible. J’ai la gorge serrée en transférant mes dossiers en cours à des collègues. Puis je range quelques affaires. Je dépose mon ordinateur portable au service informatique. Je regarde mon bureau vide. Je n’ai qu’une chose à emporter. Une photo de famille prise en vacances au Portugal il y a deux ans : Mario, Arthur, Lea et moi. Bronzés, souriants. Je l’avais encadrée et posée sur mon bureau. Je la serre doucement dans mes mains et l’emporte avec moi. Il est juste 14 heures. Je me gare devant la maison et reste un moment songeur. Ma tête vient se poser doucement contre le ...