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Mes aventures dans ma 4L
Datte: 15/03/2026, Catégories: #aventure, #occasion, fh, voyage, voiture, amour, Auteur: tatamarie, Source: Revebebe
... bonne vitesse vous survolez les bosses, vous ne sentez plus rien. Mais vous n’avez plus aucune adhérence, c’est un peu casse-gueule, c’est comme sur le verglas, mais à quatre-vingts à l’heure. Nous sommes donc sur cette piste, en train de rentrer tranquillement. Je n’ai pas résisté, j’ai ma main sur sa cuisse, puis deux doigts dans son short, quand j’aperçois un nuage de poussière au loin. En s’approchant, je vois que c’est un camion, plus lent que nous. Comme un petit con je décide de le dépasser, la piste est droite et large, il n’y a personne d’autre. Arrivé à vingt mètres du camion, je vois le caillou droit devant moi, un millième de seconde seulement, mais je le verrai toute ma vie. Et le pare-brise explose, il ne se fend pas, il explose en mille petits morceaux, heureusement non coupants. Là nous sommes bien obligés de nous arrêter, fini les galipettes. Heureusement qu’existe le verre securit, ce n’est pas très dangereux, les morceaux sont tous petits, non coupants. Mais vous en avez plein la voiture, j’en ai encore retrouvé trois mois après. Nous sommes rentrés tranquillement, mais ça avait refroidi nos ardeurs, je n’ai pas remis mon doigt dans son vagin en roulant, ce sont des habitudes de petit con. La peur La 4L est une voiture très robuste, en Afrique vous pouvez aller à peu près partout avec. Elle a cependant un petit défaut, ses roues. Celles-ci sont très étroites et agrippent mal dans le sable. De plus elles n’ont que trois boulons de ...
... fixation. Un jour, sur une piste montagneuse du nord du Togo, taillée dans la roche et les cailloux, j’ai arraché une roue. Elle ne s’est pas détachée, mais arrachée, la jante déchirée, il y avait encore les boulons sur le moyeu. Cela ne nous a pas empêchés de faire une grande virée dans le désert, à plusieurs 4L, avec des amis. Nous avons traversé le Sahara, pendant plusieurs semaines. Les voitures avaient été un peu renforcées avec de la fibre de verre, notamment sous le plancher. Chacun avait à bord presque une dizaine de jerrycans d’essence et autant d’eau, plus deux ou trois roues supplémentaires. Bref on était équipés. Un soir, en plein milieu du désert, proches de la frontière algérienne, le vent commence à se lever, et nous voyons au loin un nuage sombre, une tempête de sable. Nous avions déjà eu un petit vent de sable deux nuits précédentes, et comme nous dormons dehors sur des lits de camp, on s’était réveillé le matin avec une petite couche de sable sur nous. Mais aujourd’hui cela paraît plus sérieux. D’après les conseils des anciens, il vaut mieux s’abriter dans les voitures et attendre que cela passe. Faut juste bien orienter les véhicules, l’arrière vers le vent et un peu de biais. Si vous avez l’avant vers le vent, vous avez ensuite un moteur plein de sable, difficile à redémarrer. De même, il faut pouvoir ouvrir un peu la fenêtre du côté sous le vent pour aérer, une voiture fermée devient mortelle après quelques heures. Nous terminons notre installation ...