1. La lectrice


    Datte: 09/03/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... sans honte : une jeune femme, juchée sur les genoux d’un homme plus âgé, se cambrait en gémissant, ses fesses offertes aux regards, tandis qu’il glissait une main entre ses cuisses, ses doigts disparaissant dans sa chair humide. L’odeur de l’alcool renversé se mêlait à celle des corps, et des soupirs étouffés ponctuaient l’air, comme des échos d’une orgie qui refusait de mourir complètement.
    
    Mathilde, encore étourdie, se dirigea vers la sortie, ses talons claquant faiblement sur le sol collant. Elle croisa une femme, celle qui l’avait léchée avec tant d’avidité, adossée contre un mur, un verre à la main. Ses yeux brillants la suivirent, et un sourire complice étira ses lèvres encore humides.
    
    "Tu reviens bientôt, ma belle ?" murmura-t-elle, sa voix rauque portant la trace des cris qu’elle avait poussés plus tôt.
    
    "Peut-être… quand j’aurai retrouvé des forces," répondit Mathilde, un sourire fatigué au coin des lèvres.
    
    "Tu sais où nous trouver. On t’attendra," ajouta la femme, avant de porter son verre à sa bouche, ses lèvres s’entrouvrant sensuellement autour du bord.
    
    Mathilde hocha la tête, un dernier frisson de désir la traversant malgré l’épuisement. Elle poussa la lourde porte du club, et l’air frais du petit matin la frappa comme une gifle. La rue était déserte, baignée dans la lumière pâle de l’aube, un contraste brutal avec l’obscurité moite qu’elle laissait derrière elle. Le froid glissa sur sa peau encore chaude, apaisant les rougeurs laissées par les ...
    ... cordes et les mains avides.
    
    Elle inspira profondément, l’odeur de la ville – un mélange de bitume humide et de pain frais des boulangeries voisines – chassant peu à peu celle du sexe qui collait encore à ses narines. Ses pas résonnaient dans le silence, lents, hésitants, comme si son corps refusait de se détacher complètement de la nuit qu’elle venait de vivre.
    
    Arrivée chez elle, elle se laissa tomber sur son canapé, trop épuisée pour se déshabiller ou même se laver. La sensation de saleté sur sa peau, les traces de sueur et de sperme séché entre ses cuisses, tout cela semblait faire partie d’elle, un souvenir tangible de son abandon total. Elle ferma les yeux un instant, laissant son esprit dériver.
    
    Une paix étrange l’envahissait, un apaisement presque mystique, comme si elle avait purgé quelque chose de profond, de primal. Son corps, bien que brisé par la fatigue, semblait plus léger, libéré d’une tension qu’elle portait depuis trop longtemps. Chaque respiration était un retour à elle-même, un lent réancrage dans une réalité plus douce, plus calme. Les images de la nuit s’estompaient peu à peu, ne laissant qu’une chaleur diffuse au creux de son ventre, un écho de plaisir qui refusait de s’éteindre complètement.
    
    Elle attrapa son ordinateur, ses doigts encore maladroits, et rechercha le site qu’elle avait quitté quelques heures plus tôt. Un sourire ironique se dessina sur ses lèvres alors qu’elle faisait défiler l’historique. Épuisée, Mathilde se reconnecta à ...