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La lectrice
Datte: 09/03/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds
... une ombre de barbe sur le menton, et tenait dans ses mains des cordes de soie noire qui semblaient presque vivantes sous la lumière rougeoyante du club. Son sourire était cruel, un rictus qui promettait des délices interdits, mais ses yeux brillaient d’une excitation contenue, comme s’il savourait déjà ce qu’il allait faire. Mathilde, encore haletante, le souffle court après les étreintes précédentes, sentit une curiosité perverse l’envahir. Son cœur battait à tout rompre, partagé entre une peur instinctive et une attirance inexplicable pour ce danger qu’il incarnait. "Tu veux passer au niveau supérieur, ma belle ?" proposa-t-il, sa voix grave, presque un grondement, qui vibra dans l’air lourd de la boîte de nuit. Mathilde déglutit, ses lèvres sèches, mais un frisson d’anticipation parcourut son échine. Elle hocha la tête, incapable de parler, ses yeux plongés dans les siens, comme hypnotisée par cette promesse de l’inconnu. Autour d’eux, la musique pulsait, un rythme sourd et entêtant, tandis que des couples s’enlaçaient dans l’ombre. Une femme, nue, dansait sur une petite estrade, ses hanches ondulant sous les regards avides, ses seins se balançant librement. Des gémissements s’élevaient d’un coin sombre, où un homme était à genoux, la tête enfouie entre les cuisses d’une autre, leurs corps luisants de sueur. L’odeur de sexe et d’alcool saturait l’air, un mélange enivrant qui amplifiait chaque sensation. L’homme aux cordes s’approcha, ses doigts effleurant ...
... d’abord le bras de Mathilde, un contact léger mais chargé d’intentions. Il lui saisit les poignets avec une fermeté qui ne laissait place à aucun doute : elle était à lui, pour l’instant. Il les lia derrière son dos, la soie noire glissant sur sa peau avec une douceur trompeuse, avant de se resserrer, mordant légèrement sa chair. Mathilde sentit une vague de panique monter – et si elle ne pouvait plus bouger ? – mais cette peur se mêla à une excitation brute, presque animale. Être ainsi entravée, vulnérable, la rendait paradoxalement plus vivante, plus consciente de chaque parcelle de son corps. Il passa ensuite la corde autour de sa poitrine, juste sous ses seins, puis par-dessus, formant un harnais qui les comprimait légèrement. La pression était à la fois douloureuse et excitante, ses seins semblant plus lourds, plus sensibles, ses tétons durcis pointant à travers le tissu fin de sa robe déchirée. Chaque mouvement de la corde, chaque nœud qu’il serrait, envoyait des frissons dans tout son corps, un mélange de gêne et de plaisir qui la faisait haleter. Elle était à sa merci, et cette soumission volontaire la grisait. La peur de l’inconnu, de ce qu’il pourrait lui faire, se transformait en un désir brûlant de se laisser aller, de s’abandonner totalement. "Tu vois, t’es déjà à moi," murmura-t-il, son souffle chaud contre son oreille, tandis qu’il tirait légèrement sur la corde pour tester sa résistance. Mathilde ne répondit pas, mais un gémissement involontaire ...