1. Une chipie inintéressante


    Datte: 07/03/2026, Catégories: #nonérotique, #romantisme, jeunes, #USA, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... et autres envies. Elle a envie de vivre, mais sans que ce soit fatalement des folies, juste être heureuse, sans caresser l’espoir souvent vain d’être actrice ou chanteuse, contrairement à bien des jeunes femmes de son âge. De mon côté, je lui explique ce que serait ma vie là-bas, à l’autre bout des USA, version Pacifique.
    
    Une semaine plus tard, je croise à nouveau la grande sœur de Suzie. Elle devine tout de suite la raison qui m’amène vers elle :
    
    — Ah toi, tu as eu confirmation.
    — Exactement. C’est confirmé, je peux faire mes bagages.
    
    Elle est visiblement contente pour moi :
    
    — Tant mieux pour toi, Tim. Allons dans le parc, tu me raconteras tout.
    — Au fait, Deborah, je maintiens ce que j’ai dit l’autre fois : tu as maintenant un point de chute.
    — Une chose à la fois, Tim…
    
    Deux minutes plus tard, nous sommes assis sur le même banc du petit parc. Elle me demande fébrilement :
    
    — Alors, ça y est ? Tu es décidé à partir ? Vraiment de vraiment ?
    — Oui, ce genre d’opportunité se rencontre rarement.
    — Pas de regret ?
    — Ah ça, ça dépend de toi, Deborah…
    
    Haussant les sourcils, la grande sœur s’étonne :
    
    — Comment ça de moi ? Pas de Suzie ?
    — Concernant Suzie, j’ai définitivement tourné la page, car j’ai compris que c’était sans issue. Non, il s’agit bien de toi, Deborah. J’ai… j’ai une demande un peu curieuse à formuler…
    
    Assez intriguée, elle me demande :
    
    — Annonce la couleur.
    — Tu diras oui ou tu diras non, mais j’aimerais, si possible, que tu ne ...
    ... te fâches pas…
    — Houlà ! Qu’est-ce que tu as derrière la tête, toi ?
    
    La regardant dans les yeux, je me rejette à l’eau :
    
    — Voilà, j’aimerais passer une journée complète avec toi, comme si nous sortions vraiment ensemble, en amoureux.
    
    Complètement muette, elle me contemple avec des grands yeux ronds. Je précise :
    
    — Dans une autre ville, bien sûr ! Je ne tiens pas à ternir ta réputation.
    — Encore heureux ! Et pourquoi moi ?
    — Rappelle-toi ce que je t’ai avoué : que quand je t’ai vue pour la première fois, j’aurais bien aimé me dénicher une femme comme toi comme épouse.
    
    Elle est abasourdie :
    
    — Eh bé ! Tu es à moitié fou, toi !
    — De toi, totalement. Mais jusqu’à présent, tu étais inaccessible.
    — Parce que tu penses que je le suis un peu plus maintenant ?
    — Qui ne risque rien n’a rien, ma très chère Deborah… Et comme je dois partir, j’aimerais emmener un peu de toi avec moi, emmener ton souvenir, ton parfum, ta douceur, plein de choses…
    
    Je reconnais que je fais fort. Mais avant de me lancer, j’ai pesé le pour et le contre maintes fois avant de me décider. Et puis, comme je vais partir très loin, trop loin, autant essayer ce genre de folie. On ne vit qu’une seule fois, il me semble, et les bonnes opportunités sont finalement assez rares.
    
    Ce moment très spécial sera sans doute gravé définitivement dans ma mémoire. Je sais que je me souviendrai aussi très bien du regard que me lance actuellement Deborah, un étrange mélange de sentiments, de sensations, ...