1. Un rêve brisé


    Datte: 05/03/2026, Catégories: init, #rupture, #Transexuels, jeunes, amour, Auteur: Stiletto, Source: Revebebe

    ... un baiser sur la tête.
    
    Le lundi suivant, en fin de journée :
    
    — Ce n’est pas la peine de m’attendre à la sortie de mon travail, je ne veux plus te voir !
    — C’est à propos de Fred.
    — Depuis quand t’intéresses-tu à ton frère ?
    — Depuis qu’il a essayé de se pendre.
    
    Sarah se raidit subitement.
    
    — Tu déconnes, là ?
    — Non, c’est sérieux. Il faut qu’on se parle.
    
    Les deux filles s’installent à une table tranquille, au fin fond d’un café.
    
    — Je t’écoute.
    
    Sarah ne dit pas un mot durant tout le récit de Stéphanie, et ce n’est qu’à la fin de ce dernier qu’elle murmure :
    
    — Bon sang, qu’ai-je fait ?
    — Oui, tu l’as dit. Tu lui as brisé le cœur.
    — Mais ce n’était pas volontaire, je te le jure. Je me suis réellement éprise de Sophie, mais quand j’ai vu Frédéric à sa place le lendemain, le charme s’est soudainement rompu.
    — Sophie ? Tu veux dire que tu es tombée amoureuse de mon frère quand il était sous les traits d’une fille ?
    — Aussi surprenant que cela puisse paraître, oui. Je n’avais jamais connu de sentiments aussi forts avant, même avec…
    
    Sachant que Stéphanie aurait aimé que leur liaison passée aille plus loin, elle ne termine pas sa phrase.
    
    — Ah, ah, ah, ah…
    
    Contre toute attente, Stéphanie se met à rire et son attitude change brusquement. Elle devient mielleuse et prend la main de son amie en souriant.
    
    — C’est trop drôle. Tu es tombée amoureuse de Sophie ! C’est donc une histoire impossible, quel garçon accepterait de devenir une fille par ...
    ... amour ? Ça n’a pas de sens, même pour une tapette comme Frédéric.
    
    Sarah retire vivement sa main.
    
    — Non, mais quelle conne je suis, j’ai failli me faire avoir. Durant un instant, j’ai vraiment cru que tu étais sincère, alors qu’en fait tu t’es servi de ton frère pour me revoir. T’es vraiment qu’une salope !
    — Eh bien, profites-en, j’ai acheté un nouveau gode-ceinture.
    — Ah, c’est ça que tu veux, que je te baise ! Eh bien, c’est d’accord, je vais te casser le cul jusqu’à ce que tu me supplies d’arrêter.
    — Hum, je m’en réjouis d’avance. Viens chez moi samedi à partir de vingt heures, je serai seule. Mes parents sortent tous les week-ends, mais après ce qu’il s’est passé, ils ont décidé d’emmener Frédéric. Ah, j’oubliais de te préciser : si tu veux, tu pourras penser à Sophie quand tu me sauteras, cela ne me dérange pas !
    
    Sarah ne décolère pas de toute la semaine, elle va bien la défoncer par tous les trous cette petite pute de Stéphanie. Oh, bien sûr, ça ne va pas régler le problème, mais ça va la soulager !
    
    Le samedi soir comme convenu, elle sonne à la porte de Stéphanie.
    
    Sa colère augmente encore d’un cran en la voyant. En effet, cette petite garce n’a pas trouvé mieux que de mettre une robe identique à celle que portait Frédéric à la discothèque. Ce ne peut pas être un hasard, elle a choisi cette robe pour l’exciter davantage.
    
    Tu vas être servie, sale pute ! se dit-elle en souriant à son hôtesse.
    
    — Viens, entre, installe-toi sur le canapé. Tu veux boire ...
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