1. COLLECTION HISTOIRE COURTE. Retour de flamme (1/1)


    Datte: 25/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CHRIS71, Source: Hds

    • Chéri, peux-tu nous rendre service cet après-midi ?
    
    • Si je peux bien sûr, j’ai une visite de chantier ce matin et cet après-midi j’ai simplement de la paperasse à faire non urgente.
    
    • Merci, tu m’enlèves une épine du pied, j’ai une visite très importante pour l’agence qui me tombe dessus et j’avais promis à maman de la conduire à l’hôpital pour un contrôle mammaire.
    
    Je sais ce que tu vas me dire, le contrôle tu es capable de le faire, mais je te rappelle que dans ces cas-là, tu palperais les seins de ta belle-mère.
    
    • Tu as raison Amira, il est inutile de dire des bêtises sur une chose impossible qui pourrait exister entre ta maman et moi, je t’aime ma chérie !
    
    Pour ta demande, soit sans crainte, j’assurerais, mais pourquoi ne prend-elle pas un taxi, pour se rendre à son rendez-vous ?
    
    • Tu es un homme, lorsque votre gynécologue vous demande d’aller consulter pour un sein, vous savez que cette petite grosseur qu’elle a sentie sous ses doigts est peut-être maligne.
    
    Si cela est le cas, on n’est bien content qu’une épaule compatissante soit à vos côtés.
    
    Si c’est toi, tu es son gendre et tu seras assez diplomate pour la soutenir en cas de besoin.
    
    Tu devras passer chez-elle à 14 heures, elle a rendez-vous à 15 heures et il y a un parking sous l’hôpital.
    
    Je raccroche, pile à l’heure, Amira est devant sa porte son sac à main au bras et magnifique du haut de ses cinquante-cinq ans, veuve depuis trois ans.
    
    • Tu es ponctuel Georges, je reconnais ...
    ... là celui qui l’a été pendant plusieurs années où nous nous étions rapprochés.
    
    Wafae m’a appelé après qu’elle ait raccroché avec toi et je te remercie de prendre sur ton temps pour m’accompagner.
    
    Tu vas me prendre pour une petite nature, toi qui connais mieux que personne de quoi je suis capable, mais je suis anxieuse de ce que l’on m’annoncera.
    
    Certains des propos de ma belle-mère peuvent paraître ambigus.
    
    « Rapproché » ou « mieux que personne, » je le reconnais c’est troublant.
    
    Pas tant que ça, si Amira savait que Wafae a été plusieurs années ma maîtresse même du vivant de son mari et avant mon mariage avec sa fille.
    
    Amira était venue très jeune en France, ses parents originaires de Meknès au Maroc avaient émigré pour trouver du travail lorsqu’elle était petite.
    
    Lorsqu’elle avait été en âge de se marier, son père l’a conduite à Marseille où il lui a présenté son mari.
    
    Moustapha avait plus d’une quarantaine d’années qu’elle, mais elle s’était pliée à la volonté de son père.
    
    Malgré qu’il soit en France depuis quelques années, quelques chameaux et quelques moutons avaient certainement servi de transaction, Moustapha avait des troupeaux dans les montagnes.
    
    Mariée et très vite consommatrice de beaux gosses comme moi.
    
    Je l’ai même sauté le lendemain du décès de son mari alors que par tradition il avait été enterré dans les vingt-quatre heures.
    
    Elle avait eu une fille, Wafae, bien avant moi, étant tombé enceinte dans les premiers jours de son ...
«1234»