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Lulibérine et Cie
Datte: 19/02/2026, Catégories: #réflexion, #psychologie, #société, #rencontre, #couple, #différencedâge, #enseignant, hplusag, inconnu, telnet, cérébral, noculotte, Auteur: Olaf, Source: Revebebe
... où l’équilibre hormonal féminin se réorganise, notamment suite à la chute des œstrogènes, hormones de la libido et du désir féminin. Si vos hypothèses sur l’influence des hormones et des neurotransmetteurs sur le cerveau et les sentiments sont correctes, ce que ressent une femme pour un partenaire potentiel est différent sous influence ou non d’œstrogènes. Il y avait donc une logique physiologique, liée à la ménopause, à ne pas être sexuellement excitée au premier abord par cet homme. Les choses ont changé lorsqu’elle a suivi un traitement aux œstrogènes synthétiques prescrit par son médecin pour qu’elle« se sente mieux », mais aussi – et dans notre société, surtout – pour qu’elle soit plus longtemps plus performante à son poste de travail. — Alors, les bouffées de chaleur se sont transformées en bouffées de désir, typiques d’une manipulation thérapeutique de la libido, volontaire ou non. — Un bouleversement qu’elle n’a non seulement pas senti venir, mais auquel elle n’a pas souhaité se soustraire. Son attirance érotique est montée en flèche lorsque le monsieur a révélé son désir d’elle. La nuit qu’ils ont passée ensemble a achevé de la convaincre de l’importance de cette relation. J’ai quitté définitivement le ring lorsqu’elle a ajouté, sans aucun filtre, qu’en plus de l’état second dans lequel l’odeur corporelle du bonhomme l’avait plongée – putain de phéromones, si vous me permettez ! –, le goût de son sperme lui avait confirmé à quel point ils étaient physiquement ...
... faits l’un pour l’autre. — Je suis désolée de l’apprendre. J’en viendrais presque à regretter ce que j’ai dit sur les correspondances génétiques et leur détection sur le corps d’un partenaire potentiel. — Vous comprenez mieux maintenant ma sensibilité à ce sujet ? C’est le moment que choisit Paul pour interpeller Emma et lui demander de rejoindre un groupe d’amis, l’empêchant de poursuivre la discussion avec le troublant inconnu. Sans se formaliser, il prend rapidement congé d’elle, en précisant qu’il aurait plaisir à approfondir cet échange, sous une forme ou une autre, à sa convenance. Une demi-heure plus tard, lorsque Paul se décide enfin à se retirer, Emma jette un regard circulaire sur les tables, espérant que l’inconnu soit resté. Il a disparu, mais elle repère un étrange objet à l’endroit où il était. Elle s’approche et découvre une cocotte en papier, semblable à celles que son grand-père pliait pour elle, lorsqu’elle était enfant. Elle adorait ce jeu qui consistait à mettre les pouces et les index dans les quatre plis extérieurs, et à faire choisir à son grand-père une couleur ou un chiffre, suivant le nombre de fois qu’elle avait ouvert l’un ou l’autre côté. À chaque couleur ou chaque chiffre correspondait une petite pensée ou une question, que l’on découvrait en dépliant la cocotte complètement1. L’inconnu de l’après-midi avait habilement placé les huit hormones principales du désir et du plaisir dans les huit cachettes de la cocotte : 1. Dopamine : ...