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Vivre sans être vu
Datte: 13/02/2026, Catégories: fh, extracon, fête, Collègues / Travail miroir, attache, Auteur: Pivot, Source: Revebebe
Un cliché que l’histoire qui est la nôtre ? Sûrement, après tout, une aventure entre collègues n’est pas à proprement parlé un fait inédit. Mais ceci fut surtout une nuit inoubliable lors d’un voyage d’affaire, suivie d’une passion attisée par le fait de se croiser fréquemment sans pouvoir aisément laisser libre cours à nos pulsions. J’avais un mal fou à détourner les yeux de la femme solaire que tu es à chaque fois que nous nous croisions et mon imagination carburait systématiquement à une vitesse impressionnante. L’annonce de la soirée annuelle du personnel, et surtout le lieu choisi, avait soudainement piqué ma curiosité. Il s’agissait d’une ancienne église désacralisée, convertie en boîte de nuit. Ayant eu l’occasion de la visiter il y a quelque temps avec l’un de mes amis qui gérait en partie l’endroit, je me souvenais relativement bien des lieux et d’une particularité que j’avais bien l’intention d’exploiter. Après avoir repris contact avec l’ami en question et m’être arrangé pour accéder à la salle par son intermédiaire, la veille de l’évènement, il ne me restait plus qu’à attendre le début de cette fameuse soirée. Le bâtiment reprenant la structure classique d’une église comprenait maintenant une large piste de danse en sa nef, où pour l’occasion un buffet et quelques tables hautes avaient été disposées, l’estrade du DJ ayant été aménagée là où, jadis, se situait l’autel. Les allées latérales abritaient quant à elles le bar et quelques canapés. Ces allées ...
... comportaient chacune un escalier menant à deux autres coursives, de part et d’autre de la nef, et qui formaient des balcons donnant sur la piste de danse. Le début de soirée amène son lot de convives et la salle se remplit de plus en plus lorsque je te vois enfin arriver. Fine, élancée, ta chevelure auburn tombant sur les épaules et surtout ton sourire me faisant littéralement chavirer. Tu portes un bustier noir laissant tes épaules nues, une jupe longue et droite de la même couleur, le tout moulant merveilleusement ton corps. Tes yeux se posent sur moi, se plissent dans un regard entendu, ponctué d’un léger sourire en coin. Les discours d’usage s’enchaînent et la soirée commence enfin. L’alcool coulant à flots et le DJ faisant son office, l’ambiance devient rapidement des plus détendues. Profitant de te voir suivre une conversation dans un groupe relativement large en bordure de la piste de danse et au milieu d’une joyeuse cohue, je me glisse derrière toi en te soufflant à l’oreille : — C’est moi, suis-moi. Je prends alors la direction de l’extrémité de la piste de danse, là où s’achève le bar de l’allée latérale de droite. L’arrière de l’estrade du DJ est composé d’une cloison de deux mètres de haut ce qui a pour effet de créer un couloir de quelques mètres de long et un mètre de large entre le mur du fond de la nef et l’estrade en question, couloir totalement coupé à la vue du reste de la salle. Je te sens marcher juste derrière moi. Le monde, le bruit et le ...