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Sahara (Karim & Nadia) - Les premières nuits à Tamanrasset avec Lucie & Antoine
Datte: 12/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds
Le soleil s’effondrait sur Tamanrasset, éclaboussant le ciel de rouge et d’orange, comme une plaie ouverte sur le désert. Nadia et Karim étaient affalés sur leur terrasse de terre rouge, un plateau de dattes collantes et de pain frais entre eux. Leur silence était lourd, chargé de désirs tus, leurs regards dansant une chorégraphie muette. Le désert s’étendait à l’infini autour de leur maison modeste, un monde de sable et de secrets. Un grondement déchira la quiétude – un Toyota 4x4 couvert de poussière pila devant chez eux. Une blonde au carré court, Lucie, en descendit, son débardeur collant à ses courbes trempées de sueur. Derrière elle, Antoine, grand, barbu, ses yeux bleus scintillant d’épuisement et d’une lueur plus sauvage. Leurs vêtements étaient usés, leurs visages brûlés par le soleil, mais leurs sourires étaient bruts, sans filtre. « Bonsoir ! » lança Lucie en français, son accent belge épais. « Désolée de vous emmerder, mais on cherche un hôtel. On nous a dit qu’il y en avait un par ici. » Karim ricana, passant au français. « Pas d’hôtel ici. Juste des maisons comme la nôtre. » « Putain », marmonna Antoine, essuyant la sueur de son front. « On a roulé toute la journée, on est crevés. » Nadia jeta un regard à Karim, puis aux étrangers. « Restez ici », dit-elle, la voix ferme. « On a une terrasse, des matelas, de la place. » Lucie éclata d’un rire aigu, ravie. « Sérieux ? Vous ne nous connaissez même pas ! » Le sourire de Karim fut lent, ...
... complice. « On est tous des étrangers dans le désert. Et on sait ce que c’est d’arriver quelque part sans savoir où crécher. » Antoine hocha la tête, reconnaissant. Ils acceptèrent sans discuter. Nadia prépara un thé à la menthe, son parfum sucré flottant dans l’air frais, tandis que Karim traînait des matelas sur la terrasse. La nuit engloutit le jour, enveloppant le tout d’un silence velouté. Autour d’un tajine de poulet aux olives et d’un pain maison, la conversation coula comme du vin absent. Lucie et Antoine racontèrent leurs voyages – les souks du Maroc, les dunes de Mauritanie, les nuits étoilées du Mali. Leurs voix portaient une tension, une excitation contenue, comme s’ils cachaient un feu sous leurs mots. « Et vous ? » demanda Lucie, ses yeux perçants sur Nadia. « Qu’est-ce qui vous a traînés dans ce trou paumé ? » Nadia et Karim échangèrent un regard. Mentir ? Inventer une histoire banale ? Mais quelque chose dans le regard effronté de Lucie, dans l’intensité calme d’Antoine, fissura leur méfiance. Peut-être était-ce la main de Lucie frôlant la cuisse d’Antoine, ou leurs rires trop forts, trop libres. « On a tout plaqué », dit Karim, la voix basse. « Le boulot, la famille, les conneries des apparences. » Le sourire d’Antoine fut lent, approbateur. « Pareil. Lucie était prof de yoga, moi ingénieur. On a tout vendu pour se barrer et vadrouiller. Sans plan, sans limites. » « Sans règles ? » taquina Nadia, son pouls s’accélérant. « Surtout sans règles ...