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Chuter, se relever, et avancer
Datte: 26/01/2026, Catégories: #psychologie, #drame, #rupture, #regret, #adultère, #couple, #libertinage, #sexetarifé, fh, couple, extracon, prost, amour, humilié(e), chantage, contrainte, dispute, préservati, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe
... pas trop loin. Puis un sourire faux réapparaît. — Nous avons partagé tant d’années, Martin. Nos enfants, notre maison, tout ce que nous avons construit ensemble… Tu ne peux pas tout jeter comme ça, ne gâche pas tout. Martin la fixe, le cœur au bord des lèvres, puis murmure, la voix tremblante : — J’aimerais ne pas en arriver à te détester. C’est pour ça que je ne peux plus rester vivre ici avec toi. — Tu peux partir. Mais tu reviendras. Tu reviendras toujours. Un autre coup de klaxon, une autre voiture, un autre amant… Martin reste figé. Il la voit s’éloigner, disparaître au bras de cet inconnu qui va pourtant être si intime avec elle. Puis il laisse lentement retomber le rideau, comme s’il pouvait ainsi occulter l’inconcevable. ***** Martin se tient devant l’appartement de Valentin, son fils aîné, une petite valise à la main. Il hésite une seconde avant de frapper doucement. Valentin ouvre et la surprise passe vite à l’inquiétude en voyant son père. — Papa ? Qu’est-ce que tu fais ici, avec une valise ? — Ça ne se passe pas très bien avec ta mère. J’ai besoin d’un endroit où rester quelque temps. Tu pourrais m’héberger ? — Bien sûr, entre. On va t’installer dans le bureau. Quelques jours plus tard, Martin est assis dans la cuisine, une tasse de café entre les mains. Il a parlé à Valentin un peu plus tôt, et lui a résumé la situation sans s’étendre sur les détails. « Ta mère a rencontré quelqu’un » : des mots simples, aseptisés, loin du chaos qu’il ...
... ressent. Son téléphone vibre sur la table, son écran est saturé de messages. « Tu me manques ». « Reviens, s’il te plaît ». « On ne s’est pas bien compris ». Un nœud de colère monte en lui. Il éteint son portable et le range au fond de sa valise. Pas envie. La nuit venue, Martin peine à trouver le sommeil. Il ferme les yeux, respire profondément… Mais un bruit l’interpelle. Des gémissements, étouffés, puis plus nets. Il fronce les sourcils, tend l’oreille. Impossible de faire abstraction. Visiblement irrité, il rejoint Valentin encore dans le salon à regarder une série. — C’est quoi ces bruits ? — Oh, ça… souffle son fils, visiblement gêné. C’est Patricia, la voisine du dessous, apparemment elle est revenue. Elle est… spéciale. — Spéciale ? C’est-à-dire ? — Disons qu’elle a une manière particulière de gagner sa vie. Martin met quelques secondes à comprendre. Puis il soupire. Les jours passent. Et les nuits, elles, restent émaillées de soupirs et de râles, rendant le sommeil compliqué. Un soir, agacé, Martin décide de descendre et frappe à la porte de la voisine. Celle-ci s’ouvre sur une femme à la peau dorée, cheveux noirs et ondulants, vêtue de satin rouge qui épouse ses formes voluptueuses. Un verre de vin à la main, elle le scrute, un sourire fauve sur son visage. — Bonsoir… il va falloir attendre ton tour, ronronne-t-elle en roulant les « r » et adoucissant les « s » d’une voix caressante. — Euh… Bonsoir. J’habite au-dessus. J’aimerais juste que vous… ...