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Fais monter mon petit oiseau
Datte: 26/01/2026, Catégories: #délire, f, cérébral, jouet, Auteur: Pitziputz, Source: Revebebe
Verica était au pic de sa concentration. Elle avait suivi scrupuleusement les instructions de son entraîneur et appliqué le rituel à la lettre : lever tôt, une heure d’entraînement, petit déjeuner, une nouvelle heure d’entraînement, puis départ pour le stade. Petit échauffement et douche fraîche pour raffermir les chairs avant enfin l’ultime étape : méditation seule dans son coin. Elle inspira, expira et crispa sa musculature intime. Elle mentalisait les yeux fermés le parcours de cette finale qu’elle s’apprêtait à livrer et qu’elle avait bien l’intention de gagner. Elles n’étaient plus que huit. Verica n’était pas peu fière du chemin parcouru et elle avait de quoi. Seule représentante de son pays, elle a même été choisie comme porte-drapeau, un honneur pour sa famille et la Transnistrie. Et dire que quatre ans auparavant son sport n’était qu’en démonstration… Elle secoua sa transe, se donna de grandes claques sur les cuisses, sautilla sur place en contractant son ample fessier et se dirigea, déterminée, vers le vestiaire. En franchissant la porte, elle manqua de bousculer Shelley Cole, mais l’Américaine, détentrice du record du monde, ne lui accorda pas même un regard ; alors, elle ne s’excusa pas. La leader mondiale gondola sur ses longues jambes jusqu’à son casier, les deux mains vissées sur son casque audio. La rumeur disait qu’elle écoutait des miaulements de chattes en chaleur. À chacune sa méthode. Odeur d’adrénaline, claquement du latex des ...
... combinaisons, couinement des fermetures Éclairs et chuintement des velcros. Les huit filles étaient fin prêtes. Parmi elles, deux Américaines, longilignes et musclées, une Slovène tout en jambes, une Russe plus massive, deux Allemandes un peu boudinées mais très fortes et une petite Éthiopienne, la plus sympa de toutes, rieuse et pleine d’énergie. La lumière de la chambre d’appel était maintenant allumée. On aurait cru entendre le feulement de lionnes prêtes à bondir, les moteurs vrombissants avant que les lumières du départ ne s’éteignent. Qui aurait cru, il y a seulement dix ans que ce petit objet en forme de phallus déformé deviendrait l’engouement de toute une génération ? Qui aurait pu penser que muscler son périnée deviendrait non pas grotesque mais irréductiblement dans le vent ? Un fabricant génial, en mal d’écoulement de son stock, avait en effet réussi le tour de force de faire avaler à des milliers de gonzesses qu’un petit godemiché de couleur pastel, connecté et judicieusement serré là où il fallait, allait renforcer leur plancher pelvien, faisant s’envoler par la même occasion sur l’écran de leur smartphone, des dizaines d’oiseaux joufflus le long d’ondes multicolores vers des arcs-en-ciel tout aussi enfantins, accumulant au passage des points de bonheur. Une certaine Marianna, influenceuse bien connue des réseaux s’était écriée : « Les gars, je suis un jeu » en postant une vidéo d’elle alanguie sous un drap les yeux mi-clos avec, en bandeau, un score ...