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Les Passagers (MF)
Datte: 23/01/2026, Catégories: Voyeur / Exhib / Nudisme Auteur: sven_kaplan, Source: Literotica
Nous sommes le 15 juillet. Cela fait peut-être une bonne semaine maintenant que des journées toujours plus suffocantes les unes que les autres s'enchaînent inlassablement. Aujourd'hui ne fait pas exception à la règle et j'ai eu la brillante idée non seulement de prendre un train mais aussi de me rendre à la gare sur le tard, me condamnant donc à suer toute l'eau de mon corps pour pouvoir y monter à temps. Me voilà donc à souffler comme un bœuf contre la fenêtre vibrante du TGV, tentant de me coller au mieux à cette pauvre grille de climatisation à qui je n'ai pas laissé le choix. Dans le carré opposé au mien se trouve un groupe de quarantenaires avachis. Sur leurs visages rouges et tirés se lit les excès d'alcool de la veille et le manque de sommeil qu'ils tentent de rattraper depuis que le train est parti. Je les vois, leur joue écrasée contre la vitre moite, et je me sens rassuré. Ils n'ont pas meilleure allure que moi. En face de moi se trouve une jeune femme d'une trentaine d'années que je n'avais jusqu'ici pas remarquée. Elle passe une main dans sa frange puis remet ses cheveux bruns -qu'elle porte mi-long- derrière ses oreilles. Ses joues sont constellées de taches de rousseur, comme un bourdon gavé de pollen. Son visage est serein et son regard assuré. Elle donne envie de se faire petit. De faire ce qu'elle demande. Ma voisine porte un débardeur en velours beige sur l'un de ces pantacourts très larges, qui rappellent les kimonos japonais. Quand nos regards se ...
... croisent, elle décroche un sourire malin. Mais moi, je détourne les yeux et me sent instantanément rougir. Quel enfer. Pour un peu, je laissais entrevoir un filet de bave. De toute façon je suis trop jeune pour elle, et clairement, nous ne jouons pas dans la même ligue. Sans parler de ma piètre allure. Je fais semblant d'observer le paysage, tandis que j'essaie de m'enlever de la tête son regard à la fois clair et profond. Avec un peu d'espoir, la vie a dû reprendre son cours, elle doit maintenant avoir les yeux rivés sur son téléphone, comme tout usager ordinaire du train (c'est quasiment une loi). Une minute plus tard, car la forme de ses yeux est gravée dans le fond de mes rétines, je jette un regard discret dans sa direction avec l'objectif de me la sortir de la tête une fois pour toutes. Problème, si son sourire s'est bien effacé, ses yeux, eux, sont toujours plantés sur moi. Son regard me gèle sur place. Je ne suis même plus capable de le fuir. Alors, ses lèvres s'ouvrent très subtilement. L'on entend alors un très léger bruit de salive et mon cœur vient se calquer sur le rythme du train, qui file sur les rails sans broncher. Je réalise que quelque chose me frotte le mollet. Je baisse les yeux pour voir qu'elle a retiré sa sandale et que sa jambe s'est tendue vers la mienne. Du bout de ses doigts de pieds nus, elle me caresse l'arrière du tibia. Ses ongles sont froids. Mes poils s'hérissent et mon cœur ne fait qu'un tour. Je regarde partout autour mais le reste du ...