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Désir et corruption : Partie 3
Datte: 22/01/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: CDuvert, Source: Hds
... quelque chose ?" Sa jalousie transpirait dans chaque interrogation. Un soir de novembre, il lui tendit une adresse griffonnée sur un papier. Son appartement, avenue Foch. "Viens demain soir. Nous devons parler de ton prochain dossier." L'immeuble haussmannien imposait le respect. Ascenseur silencieux, tapis épais dans les couloirs. L'appartement de Durand reflétait sa personnalité : sobre, masculin, ordonné. Mais tous les rideaux étaient tirés. Même en plein jour, l'endroit baignait dans une pénombre volontaire. Il l'accueillit en bras de chemise. Premier signe d'intimité. Sa cravate pendait négligemment autour de son cou. Deux verres de whisky attendaient sur la table basse du salon. L'alcool brûla la gorge de Julie. Durand but le sien d'un trait. "Tu es exceptionnelle, Julie." Il s'assit près d'elle sur le canapé de cuir. Trop près. "Mais je ne supporte plus de te voir avec d'autres hommes." Sa main effleura son genou. Contact bref mais électrisant. Julie sentit un frisson remonter le long de sa cuisse. La frontière professionnelle s'effritait définitivement. Les rendez-vous se multiplièrent. Toujours chez lui. Toujours dans cette atmosphère feutrée, coupée du monde extérieur. Durand orchestrait ces rencontres avec la précision d'un chef d'orchestre. Il choisissait l'heure, le jour, le prétexte. Julie obéissait, fascinée malgré elle par cette autorité qui s'exerçait sur elle. "Tu es à moi," murmura-t-il un soir en la raccompagnant à la porte. Sa main se ...
... posa sur sa nuque, doigts entremêlés dans ses cheveux. "Personne d'autre ne te touchera." Ces mots résonnèrent longtemps dans l'esprit de Julie. Une part d'elle-même protestait contre cette possessivité. Mais une autre part, plus secrète, frémissait de plaisir. L'emprise de Durand se resserrait lentement, inexorablement, comme un étau de velours. Ce soir-là, la chambre baignait dans une pénombre dorée. Seule la lueur des bougies disposées sur la commode dessinait des ombres mouvantes sur les murs. Il l'attendait nu sur le lit, allongé contre les oreillers, une cravate de soie noire négligemment enroulée autour de sa main droite. Son regard la dévorait déjà avant même qu'elle ne franchisse le seuil. L'air était lourd d'anticipation et du parfum capiteux des iris qui embaumait depuis la fenêtre entrouverte. "Déshabille-toi," ordonna-t-il d'une voix sourde qui vibra dans le silence. Julie se figea un instant sur le parquet ciré. Ses mains tremblaient légèrement tandis qu'elle déboutonnait sa blouse de soie blanche. Le tissu glissa le long de ses épaules nues, révélant la dentelle de son soutien-gorge. Elle fit glisser sa jupe qui s'échoua en corolle à ses pieds. Ses escarpins suivirent avec un petit claquement mat sur le sol. Il l'observait avec cette jalousie maladive qui assombrissait ses prunelles noires. Chaque geste de Julie semblait l'enflammer davantage. Sa respiration s'accélérait tandis qu'elle dégrafait son soutien-gorge. Ses seins se libérèrent, offerts à ...