1. Le Toit de la Tour B


    Datte: 12/01/2026, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: lelivredejeremie, Source: Hds

    ... garçon… comme moi l’avait fait, il aurait subi le même sort que ta cigarette, Zoltan.
    
    - Du fait d’un mec… comme moi, vraiment ? Pourtant, tu savais, ou du moins tu l’as su ce soir-là, avant que vous partiez d’ici… Tu avais tout vu ?
    
    - Pas au début, je n’osais pas trop, puis il avait commencé à gémir, j’étais comme hypnotisé, j’ai dû cligner deux ou trois fois des yeux pour ne rien rater, jusqu’à ce que tu jettes le préservatif…
    
    - Ce doit être l’un de ceux qui trainent au sol, c’est pas trop biodégradable… T’avais pensé quoi ?
    
    - Je peux bien le dire, là… Tout ce qui tourne dans la tête d’un ado aux hormones qui bouillonnent, et que ça aurait été ma dernière occasion de… Sauf que non, tu n’aurais jamais eu envie de moi.
    
    - Oh si… C’est juste que je me l’interdisais.
    
    - Pourquoi ?
    
    - J’étais en terminale, qu’en plus je redoublais, et toi, encore au collège, Jérémie. Pourtant, je peux bien te le dire maintenant, j’en crevais d’envie, j’avais même décidé d’un geste particulier de ta part qui aurait été le déclic… je m’étais dit que si tu touchais réellement mon tatouage, ça aurait été le signe que l’univers approuvait. Je l’ai si souvent rêvé… Et toi ?
    
    - Si j’avais su… Moi aussi, j’avais tellement imaginé ça ici, moitié tendre, moitié légèrement agressif, tu me prenais contre le mur, ma joue écrasée sur la paroi rugueuse, ton corps en moi…
    
    - Ah ouais, quand même… J’espère que ta première fois a été plus agréable.
    
    - Un mur aussi, mais carrelé, dans ...
    ... les toilettes de la fac, avec un connard qui n’a jamais enfilé la capote… Et le pire, c’est que j’avais voulu imaginer que c’était toi, dans mon dos.
    
    - Les mecs qui me rejoignent, et c’est rare, je vais généralement baiser loin d’ici, je les prends par derrière comme des objets de plaisir anonymes, mais les garçons comme toi, on leur fait l’amour dans un lit.
    
    J’ai enfin osé toucher sa peau, et longé du doigt le dessin sur son bras, me suis redressé et lui ai tendu la main, pour le tirer vers la cage d’escalier.
    
    Assis au pied de son lit, en boxer, j’ai remonté le regard sur son corps finement musclé, entièrement nu, jusqu’à son visage viril, exceptionnellement fendu d’un léger sourire.
    
    - Tu as changé, mais pas tellement par rapport à ce que j’avais imaginé sans jamais en avoir rien vu, délicat, toujours un peu innocent, adorable, et terriblement désirable. Et toi, pas trop déçu ?
    
    S’il avait regardé plus bas, il aurait eu un début de la réponse que je n’ai pas pu oraliser, alors que je le regarde. Comme une évidence, j’ai penché le torse pour poser les lèvres sur son sexe lourd, gonflé, dont le gland émerge déjà à moitié de son prépuce épais.
    
    Il y a onze ans, deux étages plus bas, je soulageais mes jeunes érections en l’imaginant, les mains fermement serrées sur ma tête, poussant les siennes dans ma bouche jusqu’à son éjaculation, bien plus forte, forcément, au fond de ma gorge…
    
    Zoltan passe légèrement ses longs doigts sur mes joues, sans bouger le bassin, ...