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Dédicace
Datte: 09/01/2026, Catégories: nonéro, Humour #pastiche, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... réserve. — J’espère pour vous que ça sera suffisant, il y a encore du monde qui attend. Vous risquez l’émeute ! Patrick ? Non, pas encore, tu abuses !! Bon, c’est le dernier ! Un gaillard d’un certain âge s’est approché de moi. Un marin ? — Pierre ? Non, tu es venu d’aussi loin pour moi ? C’est trop chou ! Je t’imaginais tout à fait comme ça, baroudeur et buriné ! Je mets « Pour Pierre, il pourra lire ce recueil entre un accord mineur, une glisse et un tour en pointu (Ahahahah), qu’il puisse se masturber encore longtemps ». Le suivant s’est présenté devant moi, il avait l’air tout timide. Il me regardait la bouche ouverte : — Tu es ? — … — Tu es ? — Euh… Jimmy. — Jimmy ? Pas vrai ! Le Jimmy ? Mister Chou ! « Pour Jimmy, grand amateur d’égrillardises, de truculences, de marivaudages et de calinotades. MON admirateur number one qui apprécie mes fadaises et mes calembredaines, jusqu’à faire de moi une héroïne ! Que dis-je, SON héroïne ». Alors Jimmy ? Quel effet ça fait de voir ton idole en vrai ? Viens t’asseoir à côté de moi. On va faire un selfie. Les lecteurs se sont succédés. Yves-André Pérhémer, qui venait de m’apporter une nouvelle pile de recueils et un rafraîchissement, s’est penché sur mon épaule : — Le suivant, tu le connais ! — Euh… Non… Connais pas. — Si… chut, il approche, je te dirai après… Un type m’a tendu un exemplaire de mon recueil qu’il avait dans sa poche. Il portait une épaisse barbe noire, un chapeau tyrolien d’où dépassaient ...
... de longs cheveux bruns : — C’est à quel nom ? — Hummmpff, fut sa réponse, accompagnée d’un geste du menton en direction du livre. — Hummmpff ? C’est pas un nom, ça… — Hummmpff. — Bon ! J’ai écrit « Pour Hummmpff… puis, manquant d’imagination pour personnaliser mon message, je me suis arrêtée là. Le gars est parti avec son livre sous le bras, sans un mot. — Bizarre, le mec… enfin bref… — C’est Nicoli, me glisse Yves-André à l’oreille. — Nicoli ? Ça m’étonne ! Vu les commentaires qu’il m’a laissés ! — Oui, mais non. C’est bien lui, je l’ai reconnu malgré sa fausse barbe et son postiche. En fait, c’est un grand sensible. Il pleure en lisant tes histoires, mais ne veut pas l’avouer. Alors il se fait passer pour un méchant. Mais c’est un gentil au fond. — Moi, ses commentaires m’amusent. On ne va pas lui enlever un certain « talent » dans ses diatribes acérées. — Un grand sensible, je te dis ! — Et voilà ! Encore un homme que je fais pleurer. Ah là là ! Les mecs… Enfin, le flot des lecteurs s’est tari. Il était temps, maintenant, de rejoindre les journalistes qui m’attendaient dans un salon à l’étage. — Mes fans viennent aussi, dis-je à Geoffroy Denldo. — Ça va être compliqué, le salon n’est pas très grand. — Veux pas le savoir, fallait prévoir ! Démerdez-vous ! La bouteille de Crémant me reste en travers de la gorge. Amenez-moi du Champagne cette fois. Et frappé, s’il vous plaît. Une vingtaine de journalistes étaient réunis dans une pièce. Je suis ...