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I.A Mon amourrre
Datte: 08/01/2026, Catégories: #sciencefiction, fh, inconnu, voyage, Oral 69, pénétratio, hdanus, hsodo, Auteur: tiukiufikosvin, Source: Revebebe
... occupée par mon plan de travail. Le midi, mon repas m’a été servi par Martin dans une attitude guindée de maître d’hôtel. Je ne sais pas ce qu’est devenue Martine. J’ai eu du travail dans le jardin, théoriquement on dit : la serre hydroponique, mais je la considère plutôt comme mon jardin ouvrier, terme désuet mais qui me rappelle ma planète perdue. Martine est réapparue le soir. Sa tenue est somptueuse, un rêve : Petite robe noire, hauts talons, coiffure et maquillage à réveiller un spationaute en hibernation, je me suis précipité vers elle, avide de son corps à découvrir. — Attends un peu, fais-moi un peu la cour, sois patient, je ne ressemble pas aux femelles androïdes ou mâles, au choix, que l’on vous fournissait à l’académie spatiale pour purger vos instincts virils. Je suis à la fois plus experte dans les jeux du sexe et proche des femmes bios au niveau de la morale, mais bien plus cohérente. Bien sûr, je suis une intelligence artificielle, le plaisir organique et orgasmique ne signifie rien pour moi, mais pour ta satisfaction, ma programmation cherchera à me faire apparaître humaine, tiens en compte. Rassure-toi, je sais aussi simuler aussi bien qu’une vraie femme. — Pas toujours… — Je ne sais pas, j’imagine ! — Je ne sais quoi dire sinon, je vais suivre ton argumentation : profiter. — Touchée, je te propose un scénario romantique de derrière les fagots, terrestres. Je tire au sort… Tu me fais confiance ? — Plus qu’aux androïdes « escortes » femelles ...
... de l’académie, un peu brutaux parfois. — Je te propose de vivre avec moi une nuit de noce, comme un nouveau couple. — Pourquoi pas et ce voyage, notre expédition, sera notre lune de miel. — Tu es gourmand ! — Non, quand je te regarde, je suis gourmet. — J’allais te demander d’être galant, pas besoin, viens m’embrasser. Je la prends dans mes bras. Nos bouches se soudent. Son corps est chaud, sa peau à trente-sept degrés comme une vraie femme. Sa langue n’est pas excessivement suave, mais pas trop désagréable. Elle appuie son bassin contre moi, je bande. Je romps le charme. Ses yeux louchent légèrement, sa bouche frissonne… — Grrr… fffe… — Pardon ! — Grrr… rien, tu me rends folle. — Sois à ton tour patiente, donne-moi un peu de temps. Je m’évade vers mon jardin ouvrier. Il n’est pas conçu pour l’art floral, mais dans le but d’aider le jardinier dans sa lutte contre les insectes, il y a quelques fleurs. Je confectionne un modeste bouquet de quelques lavandes, aspérules, géraniums, soucis, myosotis et cosmos de circonstance. Mon bouquet est mince, mais c’est l’intention qui compte, comme disait ma grand-mère. Puis, je rejoins mes quartiers, ma piaule en langage civil. Je revêts mon uniforme de cérémonie prévu lors du débarquement officiel sur la planète, de TRAPPIST, lauréate de mes explorations. Je repars vers ma « Promise ». En chemin, je rencontre Martin. Au lieu de s’écarter pour me laisser passer, comme les lois de la robotique, bien comprises, le ...