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Visio sous Haute Tension
Datte: 06/01/2026, Catégories: Humour #érotisme, #volupté, #Voyeur / Exhib / Nudisme, #Voyeur / Exhib / Nudismeitionniste, #masturbation, #Collègues / Travail, #internet, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
Sur l’écran d’Apolline, la mosaïque des participants clignote au rythme des arrivées tardives. Treize petites fenêtres, autant de mines déconfites. Caméras mal cadrées, contre-plongées flatteuses sur des doubles mentons, arrière-plans douteux où s’entassent du linge, enfants torse nu qui passent en courant. Une fresque moderne du télétravail à la française. Apolline, elle, a tout donné. Lumière douce, flou artistique en fond, blouse sobre, mais décolletée pile ce qu’il faut pour être « professionnelle, mais pas trop ». C’est pas pour son chef direct, hein. Non. C’est pour Lui. Lui, c’est Matthias, responsable logistique, 39 ans, sourire en coin du mec conscient de son charme, toujours une barbe de trois jours et surtout… surtout… cette façon déplacée de la regarder pendant les réunions. De biais. Presque par accident. Sauf que l’accident arrive toutes les semaines, sans faute. Ce matin, sa caméra est activée, bien sûr, mais cadrée juste un poil trop bas pour qu’on voie le début de son torse, les manches retroussées. Il sait ce qu’il fait. Ils le savent tous les deux. Le flirt numérique est un art, et ils le pratiquent depuis trois mois avec la discrétion d’un rhinocéros sous Xanax. La voix de Florence, DRH, nasillarde et monocorde, s’élève. — Bonjour à tous, on va démarrer. Apolline cale son sourire pro, vérifie une dernière fois son image – Parfait. La réunion commence. Et puis… il y a le chat. Une petite fenêtre à droite de l’écran. Conversation ...
... privée entre Apolline et Matthias. Depuis trois mois, c’est là que tout se joue. Des messages anodins au début, puis de gentilles piques, puis des sous-entendus qui pourraient être pris pour de l’humour… Et depuis deux semaines, c’est de plus en plus chaud. Aujourd’hui, Apolline décide de tester quelque chose. Juste une phrase. Un petit dérapage pour voir. Il met une seconde de trop à répondre. Les cuisses d’Apolline se serrent automatiquement. Ça y est, ils sont entrés dans la zone grise. Celle où la réunion devient une excuse. Matthias lève légèrement son ordinateur, juste assez pour qu’elle devine le vêtement dépareillé sous le costar-cravate. Flou, furtif. Une gaffe ? Un cadeau. Elle mordille son stylo. Florence parle toujours, le PowerPoint défile dans le vide. Apolline est ailleurs. Sa respiration s’accélère, des papillons éclosent au creux de son ventre alors que Matthias s’amuse à glisser la main sous son bureau. Et c’est là qu’elle fait la première bourde. Elle se trompe de fenêtre. Silence glacial. Florence s’arrête net. Personne ne comprend vraiment. Mais tout le monde sent qu’un truc louche vient de se passer. Matthias étouffe un rire. Apolline, elle, est bonne pour une crise d’apnée post-humiliation. — Euh… c’est une blague entre Matthias et moi, lance-t-elle, rouge écarlate. Matthias est vénère d’avoir été ainsi vendu. Florence fronce les sourcils. Personne n’est dupe. Le PowerPoint repart, mais l’attention de tous est maintenant ...