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« Clémence » (4) : Fatima.
Datte: 29/12/2025, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Olga T, Source: Hds
... Daoud. Puis Fatima appela Michel. - Michel, mon cher, Clémence a besoin de changer d’air. Je vous l’enlève pour la conduire à notre Riad, dans la périphérie de Marrakech. - Cela lui fera du bien. Ce sera pour combien de temps ? - Le temps nécessaire. Nous vous tiendrons au courant. Fatima raccrocha, l’air satisfaite, la main droite toujours posée sur la cuisse de la jeune Française. - Voilà une bonne chose de faite. Il n’est pas compliqué, ton mari. Clémence se dit que son mari n’imaginait pas les intentions réelles de la belle Marocaine. Il était sans doute rassuré que son épouse parte avec son amie, pas avec un autre homme, soupçonnant qu’elle était infidèle. - Et toi, ton mari, il ne dit rien ? dit Clémence à son amie - Ne t’inquiète pas pour Youssef. Il a sa vie. J’ai la mienne. *** Le trajet se déroula dans le silence. Clémence, épuisée par le trop-plein d’émotions, s’était assoupie. Fatima, tout en conduisant d’une main assurée, lui caressait doucement les cheveux. Elle ne réveilla pas celle qui allait devenir son amante, jusqu’à leur arrivée. Quand elles franchirent les portes du Riad, Clémence fut éblouie. L’endroit semblait tout droit sorti d’un rêve : une immense bâtisse aux murs fleuris, une grande fontaine et des salons tapissés de soie et de coussins épais. Une odeur de jasmin flottait dans l’air. Clémence resta sans voix. Fatima la prit par la main et l’emmena directement dans la suite du premier étage, donnant sur une cour ...
... intérieure, baignée de lumière. - C’est ici que tu vas te reposer, ma belle. Moi, je vais m’occuper de toi comme tu le mérites. On va passer du bon temps, juste toi et moi. Commençons par éteindre nos mobiles, pour être tranquilles, que nul ne nous dérange. Clémence se laissa déshabiller avec tendresse. Fatima s’agenouilla près d’elle et sortit la petite trousse contenant les crèmes prescrites par le médecin. - Allonge-toi sur le ventre, ya aziza. Il faut le nettoyer doucement… Ce petit endroit précieux. Clémence obéit, un frisson lui parcourant l’échine. Elle s’attendait à une sensation froide, mais ce fut tout le contraire. Les doigts de Fatima étaient précis, mais délicats, caressants. Elle nettoya la zone meurtrie puis appliqua une fine couche de crème cicatrisante, tout en soufflant légèrement pour apaiser la brûlure. - Tu es si belle… Même ainsi, offerte, blessée, vulnérable. Je vais prendre bien soin de toi. Elle ponctua ses mots d’un baiser, d’abord sur la hanche, puis sur le creux des reins, puis un peu plus haut. Clémence ferma les yeux, appréciant les baisers sur son corps. L’espace d’un instant, l’image de sa mère avec sa femme Nadine lui traversa l’esprit. Elle n’a jamais été homophobe mais n’a jamais non plus compris l’attraction ou même l’amour qu’il pouvait y avoir entre deux personnes du même sexe et, pourtant, elle appréciait la présence de Fatima et plus encore, ce contact physique avec elle. - Tu n’as rien à craindre ici, ma douce, ...