1. Rien ne vaut le théâtre classique


    Datte: 02/04/2025, Catégories: fh, ff, ffh, extracon, cadeau, fête, humilié(e), dispute, intermast, Oral légumes, théatre, historique, théâtre, historiqu, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    Antoinette : Ainsi voici mon nouveau domaine… Quelle aventure ! Est-ce que je vais me plaire ici ? Madame, se plaît-on dans ce château, la vie y est-elle agréable ?
    
    Béatrice : Eh bien, Majesté, je vis à la cour depuis cinq ans maintenant et je ne me plains pas. Les plaisirs sont nombreux, il y a une pléthore de personnes de qualité et le service est irréprochable.
    
    Antoinette : Ne m’appelez pas Majesté, Madame, ce sera bien assez lourd à porter quand je serai mariée. Appelons-nous par nos noms de baptême, si vous le voulez bien.
    
    Béatrice : C’est un honneur que vous me faites, Antoinette, et je m’y plierai volontiers.
    
    Antoinette : Et le roi, Béatrice ? Comment est le roi ? Je vais me marier demain et je ne le connais pas encore. Ne trouvez-vous pas cela absurde ? Vais-je le voir aujourd’hui ?
    
    Béatrice (avec le sourire) : C’est beaucoup de questions, Antoinette. Eh bien, votre mariage est une affaire politique et je n’y entends rien. Je ne me hasarderais pas à dire que c’est absurde. Surtout que Sa Majesté est un bel homme, jeune, intelligent. C’est un puissant personnage que Dieu a voulu pour notre royaume et il faut s’en féliciter. Pour le dire autrement, vous auriez pu tomber plus mal. Je ne puis dire s’il viendra vous saluer. Sa Majesté n’en fait un peu qu’à sa tête et personne n’essaye de lui faire entendre raison. Mais il sera à la cathédrale demain pour vous épouser. Cela au moins est sûr.
    
    Antoinette : Comprenez que je sois inquiète, Béatrice, je ...
    ... débarque juste du petit royaume de mon père où il ne se passe jamais rien et où le protocole est plutôt simple et j’arrive au centre du monde, pour épouser l’homme le plus puissant de la planète, sans rien savoir ni de lui, ni de tous ces gens qui seront là demain pour observer la petite provinciale et s’en moquer, je suis sûre.
    
    Béatrice : Vous pouvez compter sur moi, Antoinette. Je considère comme une très grande chance d’avoir été nommée par le roi pour vous aider à vous sentir chez vous dans ce palais et je suis certaine que vous serez la reine que nous attendons tous et que tous vous respecteront. Aucune question n’est idiote, vous savez, et je répondrai à toutes celles qui vous passent par l’esprit, sans me lasser.
    
    Antoinette : C’est parce que vous minimisez mon ignorance abyssale. Eh bien, que font toutes ces dames ici ? Ne pouvons-nous pas être un peu au calme pour parler gentiment ? De cela non plus, je n’ai pas l’habitude.
    
    Béatrice : Ces dames installent vos affaires, il me semble, pour qu’il ne vous manque rien. Mais si vous cherchez un peu de tranquillité, il vous suffit de claquer dans vos mains et elles disparaîtront. Vous êtes la reine, Antoinette, et vos désirs sont des ordres.
    
    Antoinette : Comme ceci ?(Elle claque des mains et les servantes sortent aussitôt). Oh, mais c’est fort pratique que ceci. Et j’aime aussi votre phrase : mes désirs sont des ordres, je m’en souviendrai. Est-ce valable pour le roi ?
    
    Béatrice : Antoinette, les désirs du roi sont ...
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