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Les envoyés du Diable
Datte: 23/03/2025, Catégories: fh, extracon, campagne, amour, vengeance, jalousie, fantastiqu, fantastiq, contes, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe
Thomas attend le bon moment pour faire sa déclaration à Léa et lui passer la bague au doigt. Pour les vacances, direction les Alpes, sac à dos, duvet et petite tente pour les nuits parfois fraîches. Le tonnerre gronde depuis bientôt une heure, la pluie commence à tomber. Après une longue randonnée, Léa et Thomas se pressent pour se mettre à l’abri dans le petit village où ils ont prévu de passer la nuit. Il faut trouver une chambre, pas question de planter la tente comme ils en ont l’habitude. Ayant déposé leurs affaires à l’auberge, la pluie ayant cessé, ils décident de faire le tour du village avant de passer à table. Sur la place face à la mairie, un petit jardin de fleurs entoure une statue, un couple enlacé, grandeur nature. Sûrement l’œuvre d’un artiste local, il a dû tailler sa statue dans un gros bloc de pierre. Beau travail, très réaliste. Elle a les traits fins, une longue chevelure, une robe d’été à l’ancienne. Lui sourit, il a l’air heureux, ses bras autour de ses épaules. Léa fait remarquer que l’artiste n’a pas signé son œuvre, juste une date 1932. Assis sur un banc, appuyé sur une canne, un vieux du village doit pouvoir les renseigner. Le vieux, comme il y en a dans tous les villages, semble heureux de pouvoir partager les histoires que chacun se transmet dans les familles. Quel âge pouvait-il avoir ? difficile à dire. D’une voix lente, usée, il commence à raconter en reprenant son souffle entre chaque phrase. Il toussote, parfois Léa et ...
... Thomas doivent tendre l’oreille pour l’entendre. Fascinés, ils sont vite suspendus à ses lèvres : Le vieux marqua une pause. Léa et Thomas ne comprenaient pas le lien entre cette noce et l’objet de leur curiosité. Qui avait sculpté cette statue, et quels en avaient été les modèles ? Le vieux releva enfin la tête, il prit une grande respiration, pour poursuivre son récit : À ce moment-là, un éclair zébra le ciel et le tonnerre se fit entendre, le vieux se tut et se signa trois fois en tremblant. Léa se pencha vers Thomas : — Qu’est-ce que c’est que cette histoire, j’en tremble. — Chut ! écoute la suite, c’est passionnant. — Mais c’est quoi cette date ? — Je viens de regarder sur mon téléphone. Le 30 mai 1431, c’est le jour où Jeanne d’Arc a été brûlée sur le bûcher à Rouen. Le tonnerre se fit à nouveau entendre. Léa avait l’air effrayé. Thomas lui serra la main, il voulait connaître la suite de cette légende. Le vieux semblait hésitant, Thomas l’encouragea à poursuivre : — Et alors, que s’est-il passé ? Léa se pencha à nouveau vers Thomas pour lui parler à voix basse : — C’est fou ce qu’il raconte. Tu crois que c’est vrai ? — Voyons Léa, c’est une légende. Certainement transmise de génération en génération, chacun rajoutant sa petite touche. — Peut-être. Moi ça me fait froid dans le dos. Regarde, j’en ai la chair de poule. — Tu ne vas tout de même pas croire à ces sornettes. Soit sérieuse… mais chut, écoute la suite. Le vieux marqua une ...