1. Les fantasmes de Lucie (4)


    Datte: 07/03/2025, Catégories: En solitaire, Auteur: Exorium, Source: Hds

    ... Largement entamé. Un sachet de mouchoirs. Une boîte de pastilles à la menthe. Un tube de rouge à lèvres. La carte grise. À son nom à elle. Océane Legrand. Célibataire ? Divorcée ? Ou peut-être mariée. Avec sa voiture à elle. Je n’étais guère plus avancée. J’ai malgré tout relevé l’adresse. À tout hasard. Et je suis rentrée chez moi.
    
    Mais après, le soir, au creux de mon lit, ça ne se passe plus du tout de la même façon. Je suis là, penchée sur la boîte à gants, quand retentit un hurlement.
    
    - Une voleuse ! Une voleuse dans ma voiture !
    
    Il surgit aussitôt, en slip, sur le pas de la porte.
    
    - Encore vous ! Non, mais c’est pas possible, ça !
    
    - Tu la connais ?
    
    - Évidemment que je la connais ! C’est ma voisine ! Une fouineuse. Sans arrêt à l’affût de tout.
    
    Il m’attrape par le bras.
    
    - Ça commence à bien faire ! J’en ai par-dessus la tête de vous, mais vraiment par-dessus la tête ! Venez par là !
    
    Chez lui. Dans sa salle de séjour.
    
    - Alors là, je peux vous dire que vous allez pas y couper !
    
    Elle veut savoir, l’autre.
    
    - Qu’est-ce tu vas lui faire ?
    
    - Lui flanquer une fessée. Et une bonne. Dont elle va se souvenir un sacré moment.
    
    Elle ne dit rien, mais elle jubile. Elle jubile littéralement. Et va s’installer confortablement dans le fauteuil, près de la porte-fenêtre, pour jouir tout à loisir du spectacle.
    
    Lui, il me prend sous son regard. Dur. Sévère.
    
    – Vous avez mérité, avouez !
    
    Je baisse les yeux. Je ne réponds pas.
    
    Il ...
    ... insiste.
    
    - Avouez !
    
    - Si ! Oui.
    
    D’un petit air contrit.
    
    - Alors…Il s’assied sur le canapé, m’attire à lui, passe un bras autour de ma taille, me fait basculer en travers de ses genoux, m’y cale.
    
    - Prête ?
    
    Il relève ma robe. Haut. Très haut. Et il tape. Par-dessus la culotte. Sur toute la surface. Pas très fort au début.
    
    Elle regarde, l’autre. Et elle commente.
    
    – C’est pas une vraie fessée, ça ! C’est tout mou.
    
    Alors ça tombe. Ça tombe à plein régime.
    
    Elle, elle sourit. Elle n’arrête pas de sourire.
    
    – Qu’est-ce qu’elle gigote !
    
    Il accélère encore la cadence. Dans son slip, sa queue est dure, dressée toute droite contre ma hanche.
    
    Elle suggère.
    
    – Déculotte-la ! Qu’elle ait bien honte…Il le fait. Résolument.
    
    Elle s’est levée. Elle s’approche. Elle est là, tout près. Elle cherche mes yeux. Et elle constate, ravie.
    
    – Comment tu lui mets rouge !
    
    Il tape. Il tape. Il tape encore. Sans se soucier le moins du monde de mes gémissements et de mes plaintes. Ça fait mal. Comment ça fait mal ! Mais c’est bon. C’est si bon. Sa queue palpite contre moi. Il va jouir. Il arrête de taper. Il jouit. Dans un grand râle.
    
    – Oh, ben non ! Non !
    
    Elle est furieuse.
    
    C’est le moment que je préfère. Le moment où, dans mon lit, je déferle, noyée de plaisir, tandis qu’elle claque la porte, qu’elle met le moteur en marche.
    
    Elle est partie.
    
    Il est à moi.
    
    Je me retourne. Je me redresse. C’est assise que je suis, maintenant, sur ses genoux. Je lève les ...