COLLECTION ADULTÈRE. La confession (1/1)
Datte: 05/03/2025,
Catégories:
Entre-nous,
Hétéro
Auteur: CHRIS71, Source: Hds
• Ma fille fait appeler monsieur le curé, je voudrais mourir après m’être confessé !
• Michel est parti le chercher, il va arriver dans quelques minutes.
Je m’appelle Anne, je vais rejoindre le ciel et je veux dire au prêtre le seul secret que j’ai gardé depuis plus de 40 ans.
• Ma fille, j’ai accouru lorsque j’ai su que vous étiez aux derniers moments de votre vie terrestre.
• Mon père, pardonnez-moi parce que j’ai péché.
• Dieu vous entend ma fille, dites-lui ce que vous avez sur le cœur, je suis sûr qu’il va vous pardonner.
J’ai du mal à parler, 40 ans à garder ce secret pour moi, même au moment de mourir, c’est dur à sortir.
• Mon père avant la fin de la guerre, j’ai trompé Anatole, mon mari.
• Votre secret remonte à la guerre et vous avez gardé cela pour vous pendant toutes ces années !
• Oui, lorsque la guerre a éclaté, je venais de me marier dans cette ferme que je vais quitter.
Dans un premier temps, mon mari est rentré en résistance, mais un jour il a entendu parler de De Gaulle qui regroupait nos forces en Angleterre pour chasser les Chleuhs ayant envahi la France.
Mon père, excusez le terme de Chleuh, c’est le nom que nous donnions aux Allemands dans ces années-là.
• Dieu vous pardonne ma fille, chez nous aussi mon père employait ce nom pour qualifier nos envahisseurs.
• Nous suivions à la radio ce qui se passait, car il se murmurait que les alliés allaient débarquer à Calais.
Ça s’est passé, mais en Normandie, quelques ...
... semaines avant qu’il ait la chance de passer par Hauteville.
En rapport de mon secret et de mon péché mortel, par chance, nous avons pu faire l’amour, car avant qu’il arrive, j’avais cédé à un autre homme que lui.
• Cédé à un autre homme ?
• Oui, à Christian, un jeune Parisien qui était venu se réfugier chez son cousin, pour éviter les F.D.O. c’étaient des jeunes travailleurs français...
• Qui partait participer à l’effort de guerre allemand en travaillant dans leurs usines après la débâcle !
Je sais cela, mon père Jean-Jacques avait seize ans lorsqu’il est parti là-bas comme la plupart de nos jeunes.
Ils fabriquaient des bombes que les Allemands envoyaient sur la tête de leurs parents.
• Oui, depuis le départ de mon mari, j’étais resté fidèle.
J’allais vous faire des confidences sur les envies qu’un être humain peut avoir après avoir connu le sexe, mais vous êtes prêtre.
Mon mari avait été le premier lors de notre nuit de noces et fidèle à mon serment, j’étais persuadée qu’il resterait le seul.
• Mais, Christian est venu entraver votre certitude.
• Oui, un maquignon de Saône et Loire passait chez moi chaque fois qu’il le pouvait et me faisait du rentre-dedans.
C’était gros comme une ficelle et chaque fois je l’ai éconduit.
Un jour, ayant vendu des veaux, dans la vitrine du quincailler, j’ai vu un chauffe-eau en cuve émaillé, c’était le tout nouveau modèle.
Pour l’installer, il m’a envoyé le vieux plombier, mais c’est ce jeune Parisien ...