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AU PARFUM- Partie 5
Datte: 24/02/2025, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Mib14, Source: Hds
... me sers d’appât », dit Colette, surexcitée, ne réalisant pas ce qu’elle disait. Mariana se disait que ce n’était rien. Qu’elle devait s’habituer à Colette qui, en voyage, semblait l’ignorer pour sauter sur les premières venues. Même avant d’avoir pris connaissance des menus, Colette rejoignit la serveuse dans l’allée où elle prenait sa pause. Dans la réflexion de la vitrine, Mariana vit avec horreur Colette qui avait la main dans l’entrecuisse de la serveuse et qui la coinçait contre le mur pour l’embrasser. Puis des cris, une gifle. « Viens vite, on s’en va. », cria Colette prenant le bras de Mariana. Le patron du restaurant et une autre serveuse les invectivaient et Mariana, en se retournant, voyait la serveuse libanaise qui sanglotait contre le mur de la cuisine. Une fois dans la rue, Colette éclata » Ah ces femmes qui font les vierges offensées. Je suis certain qu’elle s’est fait sucer par toutes les lesbiennes de la ville »Les gens se retournaient sur leur passage. Mariana était rouge de honte. Les deux femmes retournèrent à leur chambre d’hôtel. Colette commençait à se calmer. Mariana se savait pas quoi dire. Elle avait faim et était fatiguée. Les femmes décidèrent de commander à souper dans leur chambre. Le repas était bon et le vin aussi. Colette s’était calmée et Mariana était de bonne humeur. « J’ai la motte en feu », dit soudainement Colette, « Allons à un club de lesbiennes que je connais ». Les deux femmes mirent leurs vêtements les plus ...
... légers (c’était l’été) mais les plus dispendieux : un chemisier en soie mais sans soutien-gorge, une jupe courte tissée à la main d’Italie, et des souliers de marche de grande qualité. Elles prirent un taxi jusqu’à Montparnasse. « C’est un club de lesbiennes très connus qui s’adressait surtout à des femmes mûres avec leur plus jeune. Si on est séparé, tu retournes à l’hôtel quand tu veux. », dit Colette qui lui avait donné la carte de l’hôtel. Colette sonna et fut reconnue. Le club était vraiment chic. Sur deux étages il y avait un bar, une petite piste de danse, un salon avec divans et les murs couverts d’œuvres érotiques saphiques, une table de billard. La pénombre régnait. En tout il y avait probablement une vingtaine de femmes et des couples entraient et sortaient assez souvent. Les têtes se retournèrent au passage de Colette et de Mariana. Les femmes mûres regardaient Colette et les jeunes, Mariana. La compétition se toisait. Une blonde dans un pantalon jaune moulant s’approcha de Colette. Son pantalon ne dissimulait à peu près pas son gode en érection. Elle suivit Colette jusque dans la salle de billard. Elle était de l’âge et de la taille de Colette mais plus mince et avec des cheveux courts et frisés. Ses pommettes saillantes lui donnaient un air scandinave ou allemand. Les deux femmes faisaient un beau couple. « Tu sais jouer ? », demanda la blonde en pantalon « Oui mais je ne suis pas très bonne », répondit Colette qui avait le dos contre le mur et faisait ...