1. Les petites stagiaires: Amandine I, 5


    Datte: 23/02/2025, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Exorium, Source: Hds

    Elle a repoussé la balance, du bout du pied, sous l’armoire de la salle de bains.
    
    ‒ J’ai pris deux kilos.
    
    – Ça se voit pas !
    
    – Oui, mais moi, je les sens. Faut que je me bouge. Faut que je fasse quelque chose. N’importe quoi. Un sport quelconque. Sinon…Ce fut du handball. Entraînement le lundi. Et le jeudi.
    
    – Et dès que je serai à peu près opérationnelle, je pourrai jouer le dimanche qu’elle a dit la femme qui dirige tout ça. Tu viendras me voir ?
    
    – Évidemment que je viendrai. T’as de ces questions !
    
    Elle l’a été très vite opérationnelle. En à peine quinze jours. Comme promis, j’y suis allé. Je l’y ai même emmenée. Avec trois de ses coéquipières.
    
    – Comment ça nous arrange, nous, tu peux pas savoir ! Non, parce que normalement ç’aurait dû être son copain à Emmeline. Seulement il s’est foulé la cheville. Alors pour conduire !
    
    Je les ai également ramenées.
    
    – T’as vu ça, cette branlée qu’on leur a mise ! Ah, elles ont voulu nous prendre de haut ? Ben, on les a soignées.
    
    Et j’ai passé la plupart de mes dimanches à acheminer ici ou là des Emmeline, des Bérénice, des Manon en pagaille. À les regarder se démener sur le parquet. À les écouter entonner, à pleins poumons, au retour, des chants de victoire. Ou pleurer, les soirs de défaite, toutes les larmes de leur corps.
    
    – Te voilà promu transporteur en commun du coup. Ça t’ennuie pas au moins ? Non ? C’est vrai ? Qu’est-ce tu ferais de ton dimanche n’importe comment sinon ? À part te planter ...
    ... devant la télé. Et pour ce qu’il y a à voir. Oh, et puis attends ! Je te connais maintenant depuis le temps. Et je suis bien tranquille que t’es ravi d’être au milieu de toutes ces petites jeunes. Non ? Ben, tiens !
    
    Il en passait souvent le soir. À qui il arrivait parfois de s’attarder très tard. Une Aurélie surtout.
    
    – On a plein de trucs en commun toutes les deux. On sent pareil. On pense pareil. Ça m’en ferait presque peur des fois.
    
    Et une Morgane.
    
    – Oui, alors celle-là, c’est clair que c’est pour toi qu’elle vient.
    
    – Oh, oui ! Au moins…– Mais bien sûr que si ! Vous êtes trop, vous, les mecs, dans votre genre ! Des trucs évidents, ça vous passe largement au-dessus de la tête. Non, mais tu vois pas comment elle te regarde ? Elle te boit littéralement des yeux quand tu parles. Et puis il y a tout ce qu’elle dit sur toi quand t’es pas là. Que comment t’as du charme. Que si elle t’avait dans son lit, elle irait pas dormir dans la baignoire. J’en passe, et des meilleures.
    
    – Eh, mais c’est que c’est très intéressant tout ça !
    
    – Oui, ben t’avise pas d’aller y mettre le nez. Ni le reste. Parce que c’en serait fini des cunnis tous les deux. Et de tous les trucs qu’on fait au boulot. À bon entendeur…
    
    Ç’aurait été dommage. Parce qu’il fallait bien reconnaître qu’au bureau, on vivait désormais dans un climat de constante et voluptueuse excitation, elle et moi. On prenait des risques. De plus en plus de risques.
    
    ‒ J’adore. Pas toi ?
    
    Si ! Oui… Mais j’étais ...
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