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Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (43) : « Postface : que sont-ils devenus ? »
Datte: 18/02/2025, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds
RESUME « Matrone et Domina » est la reconstitution imaginée d’un livre perdu qu’aurait écrit Juvénal, écrivain romain : « La vie de Tullia », l’histoire d’une matrone romaine hypersexuelle de 46 jusqu’à son décès en 102, du règne de Claude à celui de Trajan. Femme libre, érudite, à la beauté éclatante, Tullia a collectionné amants et maitresses, de Rome à Baïes, sans oublier un long séjour en Égypte. Tullia a connu de grands plaisirs et a échappé aux intentions meurtrières de Messaline, de Poppée, de Néron et de Domitien. Elle a vécu de grands amours et a été confronté à de grands malheurs, qu’elle a surmontés. Elle a été témoin et actrice des grands événements politiques de l’empire romain au Ier siècle de notre ère et a côtoyé de grands personnages, des empereurs, des impératrices et des princesses, des poètes, elle qui était passionnée d’histoire, de poésie et d’épigrammes érotiques. Elle a réalisé ses fantasmes et a donné libre cours à une libido exacerbée. Élevée dans la religion romaine, elle a été au service du culte d’Isis, avant de se convertir, sur le tard, au christianisme. Cette postface a pour objet d’évoquer le destin des enfants de Tullia et de leur descendance et de quelques autres proches et personnages qui ont influencé son parcours. *** Dans notre récit, la plupart des personnages qui croisent la route de Tullia ont existé. La longévité de Tullia fait que presque tous ont disparu avant son décès en l’an 102 de notre ère, à 72 ans, âge très ...
... avancé pour l’époque. J’en ai identifié certains dont on ignore la date de disparition ou dont on sait qu’ils sont morts après notre matrone. J’ai en particulier relevé trois femmes de l’entourage de Néron : 1. La première est Calvia Crispillina, qui est évoquée aux chapitres 24 et 26, comme participante aux débauches de Tullia et de Fausta à Baïes. De la même génération que Tullia, appartenant à la noblesse, elle jouit des faveurs de l'empereur Néron, exerçant au palais les fonctions de « maîtresse de la garde-robe impériale ». Ses contemporains la jugeaient cupide et rapace. Tacite l'appelle la « professeure de vice » (magistra libidinum) de Néron. Elle avait un grand pouvoir et une grande influence, puisqu'en 66 elle accompagna en Grèce Néron et sa troisième épouse Statilia Messalina. En juin 68, elle trahit Néron, en soutenant la révolte de Galba et en incitant le gouverneur de la province d’Afrique, le propréteur Lucius Clodius Macer, à bloquer l'approvisionnement de Rome en blé, accélérant ainsi la chute de Néron. Pendant le règne d’Othon, l’opinion réclame que Crispillina subisse le même sort que Tigellin, l’ancien Préfet du Prétoire, qui s’est suicidé sur ordre du nouvel empereur. Mais Othon la protège et Crispillina se sort sans dommage de « l’année des quatre empereurs ». Elle épouse ensuite, le chevalier Sextus Traulus Montanus, ancien amant de Messaline, qui avait été épargné in extremis après l’affaire Silius (voir chapitre 20 : « mariage fatal pour ...