1. Qui m’a prise ? Le dénouement. 2


    Datte: 16/02/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Effrontée, Source: Hds

    ... cette invitation à dîner.
    
    En vérité, aucun des deux prétendants à la baise de ce soir ne me plait vraiment. J’aime mon mari et je ne veux pas le perdre. Pourtant, pourquoi pas… juste pour découvrir qui m’a prise… mon seul objectif.
    
    Un plan se dessine dans mon esprit : le rendre jaloux pour le pousser à avouer, le pousser à la faute.
    
    A l’évidence, cette soirée d’hier a ranimé ce souvenir. Chez moi bien sûr mais chez lui aussi. Je le sais maintenant et ça me semble évident. Son trouble, d’abord, au moment où il l’a reconnu puis quand nous avons évoqué sa présence. Comme si un fantôme réapparaissait ce soir là après sept années.
    
    Mais alors, cela élimine d’emblée Francis, un collègue en place et présence constante dans la société. Et marié de surcroît. Alors que René…
    
    Une inquiétude me vient à l’esprit. Et s’il ne l’avait pas invité ? Je décide de le faire moi-même pour m’en assurer et en même temps tester sa réaction en réalisant ma démarche.
    
    Il me faut son numéro de téléphone. Je l’appelle au bureau, sa secrétaire me le passe.
    
    - Coucou, tu as invité René pour ce soir ?
    
    - Bien sûr. Il est ravi.
    
    - Tu peux me donner son numéro de téléphone ?
    
    Là je sens comme une fébrilité dans le ton de sa voix.
    
    - Et pourquoi ?
    
    Je m’attendais à cette question et j’avais la réponse.
    
    - Comme bonne maîtresse de maison je voudrais m’inquiéter sur ses goûts culinaires, ou même ses interdits religieux ou autres.
    
    Bien sûr, il est obligé de reconnaître le bien ...
    ... fondé de ma démarche, et il me donne l’information à contrecœur.
    
    Je suis toute excitée quand j’entends la voix de René dans le combiné.
    
    - Bonjour ma chère Chantal. Je tiens à vous dire déjà que je suis ravi de venir à votre table ce soir. Mais, que me vaut le plaisir de cet appel ?
    
    Le bougre est bien à l’aise pour me parler. Aucune émotion révélatrice d’un trouble quelconque. Et si je m’étais trompée ? La soirée risque d’être épouvantable.
    
    - Je voulais simplement m’inquiéter de vos goûts alimentaires et éventuellement si vous aviez quelque interdit.
    
    - Comme c’est aimable de votre part. J’aime tout Chantal et je vous fais entièrement confiance pour la qualité de vos plats et celle de votre accueil.
    
    A l’énoncé de ce dernier mot, je sens une bouffée de chaleur envahir mon visage. Le sous-entendu est manifeste, surtout qu’il est prononcé onctueusement, comme avec du miel sur la langue. Instantanément, cette chaleur envahit mon ventre, encore plus précisément quand il ajoute :
    
    - J’espère que vous avez plaisir à nous recevoir, Francis et moi. J’ose, si vous le permettez, imaginer que je serai votre champion, dans cette joute amicale dont vous serez la belle.
    
    Il me faut quelques secondes pour me ressaisir et balbutier :
    
    - Bien entendu Monsieur, réponds-je en forçant un sourire, inutile par téléphone. Nous vous attendons vers 20 H. cela vous convient ?
    
    - Parfaitement Chantal, mais de grâce appelez-moi René.
    
    - C’est parfait Mons… René. A ce soir.
    
    Je ...
«1...3456»