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Le pouvoir de l’oubli
Datte: 11/02/2025, Catégories: fh, fhh, boitenuit, amour, humilié(e), jalousie, dispute, mélo, extraconj, cocu, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe
... réveille tôt, impossible de dormir. Seul devant un café bien fort, j’essaie de remettre mes idées en place, comprendre comment cette soirée a dérapé. Ce n’est pas possible, depuis un mois, Claire me trompe et me ment. Son soi-disant grand projet, c’était Fabrice. Ses réunions, le soir, c’était encore Fabrice. Je repense à un déplacement qui m’a obligé à passer une nuit à l’hôtel, elle en a sûrement profité pour passer la nuit avec Fabrice, ou pire, à quatre avec Laura et Tonio, comme cette nuit. Plus question de mettre sa trahison sur le compte de l’alcool. C’est fini entre nous, pas de pardon possible. Adieu notre couple, nos projets, elle vient de tout foutre en l’air. J’envisage déjà d’aller voir un avocat. Pas besoin d’avocat pour casser un pacs, juste une formalité administrative. Demain, j’irais me renseigner à la mairie. Machinalement, je prends une valise et un grand sac, et vide sa penderie et ses tiroirs. J’ai le cœur gros en voyant ses tiroirs vides, mais je suis décidé… Dehors, je la fous dehors dès qu’elle rentre, si elle rentre. Affalé dans un fauteuil, la tête entre les mains, j’éclate en sanglots. Vers onze heures, mon téléphone sonne enfin, c’est elle : — Mon chéri… Je ne lui laisse pas le temps de terminer sa phrase : — Où es-tu ? Que fais-tu ? — Ne crie pas si fort, j’ai la tête qui explose. Je viens juste de me réveiller, les autres dorment encore. — Les autres ? Tu n’es pas seule ? — … — Rentre immédiatement, où es-tu ? — Chez ...
... Fabrice, je ne connais pas son adresse. Pourquoi ne pas nous avoir suivis ? Ne pouvant me retenir, je crie dans l’appareil : — Et toi, pourquoi n’es-tu pas venue avec moi ? — J’étais saoule, je ne savais plus ce que je faisais. Tu aurais dû insister. — Tu te fous de moi. Tu as bien vu que je vous avais perdu. Je t’ai laissé trente-six messages, tu ne m’as pas répondu. — J’avais éteint la sonnerie. Je ne les ai pas vus. — Qu’as-tu fait depuis hier ? — Pardon, mon chéri. Je m’en veux, si tu savais comme je m’en veux. — Alors, qu’as-tu fait après t’être exhibée toute la soirée ? — J’ai honte, mon chéri, je n’étais pas dans mon état normal… Oh, ma tête ! — Avec ce que tu as dû boire, pas étonnant… Alors ? — Je ne sais plus, je me suis réveillée ce matin dans un grand lit, avec eux… — Eux ? — Il n’y a qu’un seul lit chez Fabrice, on l’a partagé… Crie pas… Je finis mon café et je vais m’habiller. — Tu as couché avec Fabrice ? — Que veux-tu que je te dise ? Tu t’en doutes bien, je ne vais pas te mentir. — Et avec Tonio aussi ? — Je ne sais plus… Certainement… Je ne me souviens plus très bien, mais j’ai mal partout. — Partout ? — Oui, partout. Pardonne-moi ! — Tu m’as trahi avec eux ? — Non, voyons, ce n’est qu’une bêtise, j’avais trop bu, trop fumé. Ce n’était pas moi. — Et votre coucherie, hier après-midi, tu l’oublies ? Tu n’étais pas saoule. — Pardon, mon chéri… Il y avait longtemps qu’on ne s’était pas vu, ça s’est fait tout seul. — Tu te moques encore ...