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Jeune adulte 05 Mauvaise passe
Datte: 10/02/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Charly Chast, Source: Hds
Jeune adulte 05Mauvaise passe On s'installait peu après, c'était vraiment un appartement extraordinaire. Comme je vous le disais il était sur deux niveau, c'était un peu comme une maison, il y avait une terrasse avec de la terre, on pouvait faire pousser ce qu'on voulait, sauf des arbres bien sûr, certains occupants se contentaient d'un gazon, d'autres avaient un véritable potager, la surface de la terrasse le permettait. Puis la vie continuait, le quotidien je veux dire. Toute la semaine on allait à l'école, pour moi c'était la fac, on traînait quelquefois dans le bar au rez de chaussée, mais le samedi soir on soupait chez nos parents. Ils faisaient preuve de discrétion et nous laissaient apprendre l'indépendance à notre rythme. Tout s'est un peu compliqué un matin là, je me rendais à la fac comme tous les jours à la bibliothèque pour être précis, et je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Mon frère était avec nos parents, ils étaient absents pour trois semaines, une retraite spirituelle, je ne pourrais pas les joindre. J'étais sorti de chez moi à la même heure que d'habitude. Il y avait plein de monde, il y avait beaucoup d'agitation, puis c'étaient des mouvements de foules, on me bousculait. Ensuite c'était des cris, des hurlements, des gaz lacrymogène, des uniformes, je tombais à terre et quand je reprenais mes esprits on me portait avant de me jeter dans un véhicule de l'armée. C'était une manifestation qui avait mal tournée. Enfin mal tourné pour moi je ...
... veux dire, surtout que je n'en faisais pas partie. C'est vrai quoi, moi je ne manifestais pas. Je n'avais rien demandé à personne. Je me disais tout d'abord que cette erreur serait très vite réparée. Mais je ne vous cache pas que là, je m'inquiétais. On nous a fait poiroter tout l'après midi, je n'ai pas pu téléphoner et avertir mon petit frère ou mes parents. Plusieurs d'entre nous semblaient organisés, leurs avocats passaient et eux, il repartaient. Je n'avais pas d'avocat, je ne pouvais même pas téléphoner à mes parents, les heures passaient, la nuit tombait. On nous servait de sandwich dégoûtants, il parait que c'est la loi. Les sandwich je veux dire, pas le fait qu'ils soient dégoûtants. J'ai rien pu manger. Il y avait un robinet, on avait donc à boire … Pour la boisson, on ne nous proposait rien. On était quinze dans la cellule, il y avait juste un urinoir, et l'odeur je ne vous dis pas … En fin d'après midi, c'était l'enfer. Je n'en pouvait plus de me retenir, je n'avais pas voulu pisser mais je ne pouvais plus me retenir. J'étais mal à l'aise mais comment faire autrement. J'évitais de regarder autour de moi, tout le monde pouvait me voir faire. Heureusement que je portais un dispositif de chasteté, je pense que ça aurait été pire. Mais j'avais à peine ouvert mon pantalon que j'entendais des moqueries. – Woua ! L'autre il a un truc autour de la queue ! – Je connais ça c'est pas un branleur … Suivaient des éclats de rire. – C'est pas vrai ça, ça ...