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« Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (18) : le triom
Datte: 27/01/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... terrible libido, alors qu’elle n’a qu’une envie : faire l’amour avec cet homme. De son côté, Silius, qui, jusqu’il y a quelques semaines, était monogame et fidèle à sa belle épouse, est fasciné par Messaline. Il connait pourtant sa sulfureuse réputation, mais se sent flatté d’être l’objet du désir de la femme la plus puissante de Rome. Il doit avouer que Messaline affiche une sensualité qui provoque chez lui un irrésistible désir. Malgré leurs désirs réciproques, Messaline et Silius vont mettre des semaines à concrétiser leur relation. Ils s’affichent ensemble, comme un couple. Messaline change alors radicalement ses habitudes. Elle met fin à sa relation avec Mnester, à ses soirées orgiaques ou à ses escapades à Suburre, déguisée en Lysisca. Jamais Messaline ne parle de Tullia à Silius, mais ses espions lui confirment que Silius ne voit plus la jeune patricienne. Hypersexuelle en manque, Messaline se réserve pour l’homme qu’elle aime et avec qui elle veut plus qu’une relation. Messaline a tant de fois trompé Claude, mais cette fois c’est autre chose : c’est un adultère affiché, revendiqué. La réputation de Claude en est encore plus dégradée. Le Sénat et tout Rome se moquent du cocu, il ne semble pas s’en affecter, toujours amoureux de sa jeune épouse. Aucun de ses proches n’ose évoquer le sujet avec l’empereur, car chacun se souvient qu’en tentant de dénoncer à Claude l’inconduite de l’impératrice, le Préfet du Prétoire Catonius Justus l’a payé de sa ...
... vie. Messaline couvre Silius de cadeaux, vidant littéralement le Palais impérial, sans que Claude ne trouve à y redire. C’est le soir des noces sanglantes que l’empereur, amené sur les lieux par Narcisse, découvrira l’ampleur de ce qu’il a laissé faire : la maison de Silius était remplie de meubles venant du Palais, non seulement d’objets appartenant à Messaline, mais aussi de biens héréditaires provenant des familles Julii et Claudii. Elle alla jusqu’à lui offrir de nombreux esclaves appartenant à elle et à Claude. Le jour où un dernier trésor, un panneau de perles, portrait de Messaline, descendit du Palatin, alors seulement l’impératrice s’offrit à Caius Silius, chez lui. Messaline était venue toute nue, comme on se livre au choix d’un acheteur d’esclaves. Elle était enveloppée, en attendant les bras possesseurs du maître, du grand manteau qui recelait, à ses sorties, la courtisane suburrane. L’étoffe qui caressait son corps pouvait être dite en tout temps le manteau de Suburre, car la perruque d’or de Lysisca était superflue à faire d’elle une putain. Silius la trouva impériale et belle, et l’adultère fut consommé. Tullia avait été une découverte pour Silius. Mais Messaline, du fait de son expérience, c’était autre chose. Après leur longue étreinte, Messaline, pour la première fois, parla à Silius de sa rivale détestée : En embrassant fougueusement Silius, elle lui demanda : • Alors c’était mieux qu’avec cette petite putain de Tullia ? • Avec qui pourrais-je te ...