-
Jeux de rôles
Datte: 15/01/2025, Catégories: 2couples, amour, fsoumise, hdomine, nonéro, dominatio, Auteur: Myhrisse, Source: Revebebe
... d’incrédulité. « Roxane » de Myhrisse, mon roman érotique se déroulant en Écosse a été publié l’année dernière, à ma plus grande joie. C’est la première fois que j’en vois un exemplaire chez quelqu’un. Un raclement de gorge m’amène à me tourner vers la porte du salon. Un homme se tient là, pantalon de ville noir, grosses chaussures aux pieds, chemise rouge en haut, barbe taillée, coupe de cheveux correcte, la quarantaine. Ses yeux bruns semblent ahuris de me trouver là. — Vous n’êtes pas mon donneur, compris-je, et je ne suis pas la personne que vous attendiez. Je me sens très mal. Si les gens sont stupides de laisser entrer n’importe qui dans l’immeuble et chez eux, je ne le suis pas moins d’entrer chez n’importe qui. Ce mec pourrait tout aussi bien être un tueur en série. D’autant qu’il a un regard… OK, je suis clairement devant un dominant. Les vêtements, le regard, la posture, tout l’indique sans aucun doute possible. — Je suis vraiment désolée. Je pense que c’est la porte en face où je dois aller. Vos voisins ont des enfants ? — Très bruyants, confirme-t-il d’une voix d’où aucun agacement ne transparaît. Se dit-il lui aussi qu’il avait été stupide d’ouvrir sa porte, au risque de laisser entrer n’importe qui chez lui ? Il s’écarte un peu, m’indiquant la sortie de sa main gauche portant une montre simple. Je jette un dernier regard vers la bibliothèque, n’en revenant toujours pas. Je le regarde puis je me décide. Eh merde ! Ce concours de circonstances ...
... est trop ahurissant pour que je n’en profite pas. Je sors mon stylo de mon sac à main sans que le locataire des lieux ne réagisse. Il m’observe simplement, se demandant sûrement ce que je fais. J’attrape le livre, l’ouvre et derrière la page de garde, pose le bout du stylo et écris quelques mots, les premiers qui me viennent à l’esprit. — Eh ! Vous faites quoi ? s’exclame-t-il. Après avoir signé, je repose l’ouvrage à sa place, rebouche mon stylo et me dirige vers la sortie tout en rangeant mon bien dans mon sac à main. — Pour me faire pardonner de cette intrusion totalement involontaire, monsieur, dis-je en insistant bien sur le dernier mot, prononcé avec un ton ne laissant, je l’espère, aucun doute sur le respect mis dessus. Je sors et je frappe à la porte en face. On m’ouvre et on m’accueille. Je me retourne avant d’entrer pour constater que la porte de l’autre côté du palier est close. Je souris. Cet appartement-là est animé, bruyant et plein de vie. Je suis clairement au bon endroit. Le don de livres se passe très vite, comme toujours. Je rentre chez moi et raconte l’incident à mon mari qui m’engueule pour ma prise de risque inutile tout en me jalousant de ne pas avoir pu voir la vitrine lui-même. — Tu aurais pu prendre une photo ! rajoute-t-il. — Ces dragons ! Quelle merveille ! Il rit. Des dragons, j’en ai plus d’une vingtaine, mais je n’en ai jamais assez. ######################################### — Il m’a écrit, dis-je quelques jours plus ...