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Raison d'État
Datte: 15/01/2025, Catégories: fh, inconnu, caférestau, policier, Auteur: Charlie67, Source: Revebebe
Le directeur de cabinet du Premier ministre venait de terminer son exposé et Aline Lecocke le regardait dubitativement. Carrée dans son fauteuil, elle lui faisait face et réfléchissait avant de lui répondre. — Si j’ai bien compris votre ordre, vous me demandez de perpétrer un assassinat. — Voyons, chère amie, quand la raison d’État est en jeu on ne parle plus d’assassiner, mais d’effacer un problème. Surtout que justement il ne faut pas que ce soit un assassinat. Un crime sordide, bien queborderline serait,in fine, acceptable. Mais RIEN qui puisse nous y associer. — Sans vouloir vous contrarier, Monsieur, vu la personnalité de la cible, il serait difficile de lui faire subir un « accident » sans que tous les médias et ses partisans crient au scandale. — Tout à fait… ! — Et quelles sont vos préconisations ? — Je n’en ai pas, excepté que le Premier ministre a dit : pas de vagues ! — Certes, Monsieur, mais cela ne me dit pas comment faire. — Eh bien, cela vous regarde, et pour être un tantinet trivial, je dirai : démerdez-vous… ! *** Jean caressa une fois encore ce sein au velours si délicat. Il ne pouvait quitter sa compagne ainsi. Ils avaient fait l’amour une bonne partie de l’après-midi puis s’étaient assoupis tous les deux. Il regardait ce corps voluptueux fait pour l’amour, son amour. Sa main flatta cette poitrine dénudée, sa bouche retrouva ce téton précédemment cajolé. La belle émergea lentement de ses rêves pour replonger presque immédiatement ...
... dans un nirvana sensuel et charnel. Jean, par de petits baisers parsemant le visage, le cou et la poitrine de son amie, accompagna avec légèreté le réveil d’Annabelle. Un sourire de contentement apparut sur le visage de la femme. Elle se blottit contre ce torse viril et ne put contenir un : — Jean, je t’aime. L’homme la serra fortement dans ses bras, comme pour la garder prisonnière, sachant très bien que dans une heure il devrait la libérer, la rendre à sa vie, la rendre à son mari. Il effaça cette idée de son esprit et regarda Annabelle avec un grand sourire. Il s’élança ensuite à l’assaut de ce cou gracile puis, par petites touches des lèvres, s’attaqua à cette poitrine si tentante. *** Aline regardait ses subordonnés, tous assis autour de la table de réunion. De son fauteuil, elle en imposait, le cheveu court, la silhouette massive et cet éternel tailleur-pantalon lui donnaient un air hommasse. On lui prêtait sans aucune preuve des relations lesbiennes, mais dans le service tout le monde s’accordait à dire : « elle en avait… ! » La cheffe avait exposé à son service le problème posé par le gouvernement de la république. Elle attendait une solution ou tout au moins une idée, unbrainstorming. Rien ne semblait en sortir. Qui admirant la tapisserie ou qui compulsant frénétiquement des notes qu’ils n’avaient sûrement pas prises, tous avaient cet air absorbé et pénétré qui sied si bien à ce genre de réunion. Tous, sauf un qui la regardait avec le sourire. Elle ...