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Le reste de ma vie
Datte: 08/11/2024, Catégories: fh, fhh, fhhh, confession, nostalgie, libercoup, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
Muni de sa tatoueuse, l’homme vêtu de noir est en train d’écrire sur le pubis glabre de la jeune Blandine que je suis, allongée quasiment nue sur la table matelassée. Une à une, les lettres se dessinent bien visibles au-dessus de mon sexe : S A L… Oui, je vais désormais devenir une salope définitive puisque Sylvain, mon compagnon, est en train de l’écrire dans ma chair, après que je lui ai prouvé maintes fois que je savais me donner à d’autres hommes, sous son regard. À peine un peu plus de vingt ans et déjà si salope ! Je frémis en pensant au reste de ma vie… Pas une soumise, mais une salope. Une soumise ne prend pas d’initiative, elle se contente d’obéir à son Maître, c’est tout. Elle est juste un objet, une chose, sans âme, sans volonté réelle. La salope assume, ce qui est très différent. Si elle couche avec d’autres hommes, c’est parce qu’elle le veut bien, parce qu’elle le cherche, parce que ça lui plaît vraiment, qu’elle en éprouve le besoin et la volupté. Le pistolet dessine actuellement la lettre O. Ceci me rappelle un certain roman scandaleux qui a donné lieu à un film dans les années soixante-dix. Pas trop ma tasse de thé. Trop passif. La voix de mon compagnon me tire de mes réflexions : — J’en suis arrivé à presque la moitié. Ça va ? — C’est supportable… — Tu verras, ce sera très esthétique ! — Je n’en doute pas, j’ai vu le dessin préparatoire, avec ses volutes. L’homme en noir attaque la lettre suivante. Je constate avec satisfaction ...
... qu’il s’applique du mieux qu’il peut. Comme toujours. C’est un maniaque du contrôle qui déteste l’irruption du hasard dans ce qu’il a planifié. Mais de temps à autre, les lois de Murphy se rappellent à son bon souvenir, ce qui le fait alors enrager. Quelques instants plus tard, et plein de picotements aussi, j’entends la voix de Sylvain résonner : — OK, c’est bon ! — T’es certain ? Pas de retouche ? — Non, non, c’est tout bon ! Tu peux aller t’admirer dans le miroir, ma jolie salope ! Mais après, faudra que je soigne tout ceci. Tu devras garder ton pansement une semaine environ. Je m’étonne : — Je croyais que c’était trois jours ? — Je préfère être privé de cette belle dédicace une semaine que ce soit parfait ensuite durant des années que d’aller trop vite ! Néanmoins, chaque jour, je contrôlerai l’évolution et referai ton pansement. Je me regarde dans la glace. Le mot SALOPE est écrit de façon très visible sur mon pubis, dans une belle police ornée, accompagné d’enroulements artistiques. — C’est vraiment beau ! Dommage que je ne puisse pas montrer à tout le monde ta belle œuvre d’art ! Posant ses mains sur mes épaules, Sylvain arrive dans mon dos : — Merci d’apprécier mon œuvre d’art ! Ce sera une bonne raison pour que tu restes nue à l’appart ! Ne t’inquiète pas, Blandine, bien des hommes auront le plaisir d’admirer ta profession de foi ! — Oh, je ne m’inquiète pas. Je continue de regarder le mot inversé dans le miroir : — C’est vraiment ...