1. Histoire des libertines (91) : Catherine Sforza, la lionne de Lombardie


    Datte: 27/10/2024, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds

    Catherine Sforza (1463-1509) était la fille naturelle de Galéas Marie Sforza (1444-1476), duc de Milan et de la comtesse Lucrèce Landriani.
    
    J’ai repris le surnom qui lui est donné dans la série (citée en bibliographie) de bandes dessinées « Les Reines de sang » et qui correspond si bien au tempérament de cette femme forte de la Renaissance italienne, à une époque terrible de l’histoire de la péninsule.
    
    Elle est née et a vécu dans l'Italie des condottieri, des guerres incessantes, de Machiavel, des papes scandaleux, des splendeurs et des poisons de la Renaissance triomphante.
    
    Catherine, Caterina, fut une femme dotée d'un tempérament volontaire et indépendant, qui représenta l'idéal féminin de la Renaissance italienne. Aujourd'hui encore, son nom symbolise l'énergie et l'engagement des femmes face à l'adversité. Une des figures les plus exceptionnelles de la Renaissance italienne, Catherine Sforza, autant condottiere que femme, guerrière et amoureuse, elle côtoie les génies artistiques et culturels de son époque. Elle défiait les conventions, étudiait l'alchimie, se battait avec courage, méritant le surnom de « tigre de Forli »
    
    Son biographe, Guy Rachet, dit d’elle qu’elle était « douée d’un tempérament tel qu’elle pouvait difficilement vivre sans un homme auprès d’elle. ». En clair, Caterina était une hypersexuelle.
    
    LA PRINCESSE DE FORLI
    
    Caterina Sforza reçoit la meilleure éducation possible de la Renaissance, avec les meilleurs maîtres de la brillante cour ...
    ... de Milan, l’une des plus fastueuses d’Europe. Ces maîtres sont placés, à partir de 1467, sous l’autorité de la duchesse, Bonne de Savoie, qui saura aimer Caterina comme sa propre fille et l’élever avec ses propres enfants. Sans doute les maîtres ou la duchesse Bonne, réussissent-ils leur projet éducatif car leur élève, à peine âgée de huit ans, inspire au duc le souhait de la légitimer.
    
    Catherine Sforza épouse, en 1473, Jérôme Riario (1443-1488), seigneur d'Imola et de Forlì, neveu du pape Sixte IV (1414-1484) devenu souverain pontife en 1471. Le mariage ne sera consommé que quatre ans plus tard, en 1477 quand Catherine aura atteint l'âge de quatorze ans. Elle entre triomphalement dans Imola en 1477, après que son beau-frère lui eut offert les clefs de la ville en cadeau de mariage.
    
    Elle devint ainsi princesse de Forlì et eut un enfant de ce premier mariage, Ottaviano Riario. Elle aura de ce mariage trois autres enfants, Giorgio Livio, né le 30 octobre 1484, Galéazzo, le 18 décembre 1485 et le dernier, Francesco, le 17 août 1487.
    
    À la mort du pape Sixte IV, alors qu'elle n'est âgée que de 21 ans, elle est chargée par son mari de la défense du château Saint-Ange, bien qu'enceinte de sept mois ! Après être parvenue à tenir sa position pendant treize jours, elle le remet formellement aux cardinaux de Rome. Catherine et Riario quittèrent Rome après avoir obtenu 8 000 ducats en compensation et la reconnaissance de leurs domaines à Imola et à Forlì, ainsi que la nomination ...
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