1. Périple en camping car 4 : Rencontres au Cap ferret


    Datte: 04/10/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Yan Loutort, Source: Hds

    ... sifflé pour qu’il vienne tranquille. Inutile de le presser. Allez, mon chien. Montre où tu as été. »
    
    Rocky devant nous, avance dans le bois et se retourne souvent pour voir si nous suivons. On s’enfonce d'une bonne centaine de mètres. Rocky s’arrête et me regarde. « Montre caca ! »
    
    Il fixe un point sur le sol et tourne autour. On ne voit rien. Quelques traces de pattes prouvent un passage et un grattage. Je prends une branche et le soulève quelques feuilles, des aiguilles de pin et du sable et on aperçoit alors la « commission » laissée par Rocky. Je recouvre.
    
    - Vous pouvez passer dessus sans rien voir, ni vous salir. Dans quelques jours, plus aucune trace, les fourmis et autres coléoptères auront fait leur œuvre. Jamais Rocky ne fera ses besoins sur le bitume ou un trottoir. Même quand on court sur la route ou des chemins, il s’arrête, vas dans le fossé, fait son besoin et couvre. Ensuite, nous repartons.
    
    - S’ils étaient tous comme ça !
    
    - Question de dressage.
    
    - Merci monsieur, à bientôt !
    
    - Bonne soirée ! »
    
    Je reprends mon vélo et, accompagné de mon chien, je retourne au camion. Je range le vélo dans la soute, je relève les vérins . Quand Rocky entend le moteur, il sait que nous allons partir. Il monte dans l’habitacle, ce qu’il ne fait pratiquement que pour voyager et s’installe dans le siège avant, que j’ai modifié pour qu’il s’y couche et soit calé en roulant.
    
    Le voyage est court jusqu’au parking de la cabane. Deux petits kilomètres pour faire ...
    ... le tour par la route. Roger me guide et je m’installe au fond, à côté de sa voiture, contre la clôture.
    
    - Vous pouvez vous brancher à une prise électrique si vous voulez. Il y a aussi un robinet d’eau derrière la cuisine. Je vous laisse vous installer, je dois aller préparer le service. Nous mangeons à dix huit heures trente avec le personnel, mais si vous voulez vous pourrez manger plus tard.
    
    -Non, non, je mangerai avec vous.
    
    - OK à tout à l’heure ! »
    
    Je cale le camion et je branche l’électricité. J’ai du temps avant le repas, aussi je vais faire un tour à la plage pour me baigner. Rocky a marqué son territoire, étonné de la brièveté du voyage.
    
    L’eau est bonne en cette fin de journée. C’est marée basse, aussi je plonge un peu juste avec le masque et le tuba. J’ai emporté un sac, que j’attache à un poignet. Par trois ou quatre mètres de fond, je le remplis en cinq ou six apnées. Des canettes essentiellement et une bouteille, plus deux barquettes en plastique, servant à porter des frites.
    
    Je dépose la poche sur le bord et je profite de l’eau calme du bassin pour nager un peu au loin et plonger. Après une bonne centaine de mètres, l’eau est déjà plus claire et le fond n’est plus couvert d’immondices. Il doit y avoir sept ou huit mètres de fond, ce qui donne neuf ou dix à marée haute.
    
    Au retour vers le bord, je fais un point pour repérer la limite de la zone de mon futur « travail » En fait, elle se concentre sur la droite de la plage, vers là où le courant ...
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